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vendredi 4 décembre 2020

décembre 04, 2020

DERNATINUS, CE PHILOSOPHE BERB√ąRE QUI A RENCONTR√Č J√ČSUS.

 

DERNATINUS, CE PHILOSOPHE BERB√ąRE QUI A RENCONTR√Č J√ČSUS.

                                                                                                                     Article de Djilali Halouane.

Il y a encore beaucoup √† d√©couvrir sur l’incroyable richesse de l’histoire berb√®re. Avant Tertullien, Cyprien et Augustin, il y a eu un philosophe berb√®re qui aurait personnellement rencontr√© J√©sus. Les implications de cette d√©couverte sont √† la fois mondiales et historiques.

Dernatinus est n√© dans la r√©gion de l’actuelle Saida en Alg√©rie, aux alentours de la fin du premier si√®cle avant J√©sus-Christ et du d√©but de la nouvelle √®re. C’est-√†-dire, qu’il a probablement √©t√© contemporain de Juba II et de J√©sus-Christ.

Fils d’un pauvre √©leveur de porcs, il a vers√© d√®s son jeune √Ęge dans la philosophie de ses anc√™tres berb√®res dont il √©tait fier, faisant de lui un remarquable penseur respect√© de tous. Pour gagner sa vie, il s’engage dans l’arm√©e. Mais tr√®s vite, il se rend compte de l’injustice qu’elle commettait au d√©triment des populations. Il se r√©volte et d√©cide d’aller en Gr√®ce √©tudier la philosophie et les math√©matiques. Il serait bon de rappeler qu’√† l’√©poque de Juba II, il y avait d’intenses √©changes intellectuels entre Ath√®nes et C√©sar√©e (Cherchell) et la ville de Volubilis dans l’actuel Maroc, r√©sidence secondaire du roi.

En chemin, il passe par la Jud√©e et s’arr√™te √† la ville de Nazareth ou il a rencontr√© J√©sus. C’est du moins ce qu’il raconte dans son livre retrouv√© au 17eme si√®cle par un voyageur italien du nom de Michelangelo Sodernini au Sud de ce qui va devenir les √Čtats-Unis. Ce dernier a alors publi√© un livre intitul√© « La Storia Di Dernatinus Il Barbaro », republi√© aux Editions Santa Luce, pr√®s de Pise en Italie.

Dans ce livre, Michelangelo Sodernini raconte que « "Dernatinus" est un philosophe et un seigneur de guerre d'Afrique du Nord, du sud de la r√©gion romaine de Lucu. Il √©tait un soldat dans l'arm√©e romaine, mais s'est bient√īt rebell√© contre eux et est devenu un serviteur de la cause berb√®re et de la d√©fense la terre de Berb√©rie. Il √©tait un philosophe depuis qu'il √©tait un jeune homme. Il est all√© en Gr√®ce, il a √©tudi√© la philosophie et les math√©matiques ».

Rencontre avec Jésus.

Sur le site « Canaanite researchers », « les chercheurs canan√©ens », il est dit que « Dernatinus a voyag√© de Lucu (Sud de Saida) jusqu’au pays de Canaan pour y rencontrer J√©sus ». Mais peut-on y accorder un quelconque cr√©dit ? Comment Dernatinus aurait-il entendu parler de J√©sus, alors que ce dernier n’exer√ßait son minist√®re qu’en Jud√©e et Galil√©e pratiquement ? Sa r√©putation aurait-elle √©t√© communiqu√©e par les commer√ßants et voyageurs ? A moins que cette rencontre ne soit que fortuite, et que notre philosophe n’ait d√©couvert l’existence du Christ qu’en passant par la Galil√©e et ait d√©cid√© d’aller le rencontrer ? En tout cas, selon Michelangelo Sodernini,  Dernatinus l’a affirm√© dans son livre r√©dig√© en latin.

Si cette rencontre a eu lieu, elle est d’une extr√™me importance. Car de ce fait, Dernatinus serait le seul √©crivain, en dehors du Nouveau Testament, qui ait rencontr√© J√©sus et √©crit √† son sujet. Car en dehors des textes bibliques, il n’y a aucune preuve mat√©rielle que J√©sus ait r√©ellement exist√©. C’est aussi le cas pour les autres proph√®tes. Qui d’autre aurait connu personnellement Abraham, Moise, ou David pour √©crire √† leur sujet ? M√™me les √©crits les plus anciens sur Mohamed datent de deux si√®cles apr√®s sa mort. Ni Boukhari, ni Muslim ne l’ont connu personnellement. Au niveau scientifique, l’affirmation de Dernatinus qu’il a rencontr√© J√©sus en chair et en os est d’une importance primordiale. C’est pourquoi, le Groupe Santa Luce Romana a organis√© dans les ann√©es quatre-vingt une grande conf√©rence sur le philosophe berb√®re et √©tudi√© de pr√®s cette rencontre entre Dernatinus et J√©sus-Christ. Une rencontre internationale s’est tenue √† Naples, √† laquelle ont assist√© des experts du monde entier, √† l’exception des alg√©riens, pourtant premiers concern√©s. Parmi les pr√©sents √† cette conf√©rence, il y avait un √©crivain √©gyptien, Adam Zaki qui a traduit le livre de Sodernini en 2006. « J'ai traduit ce livre en tant que l'un des meilleurs signes pour confirmer l'existence temporelle de J√©sus-Christ ».

Retour en Berbérie.

Avant sa rencontre avec J√©sus, Dernatinus √©tait ath√©e et critiquait ouvertement les religieux de son √©poque, qu’ils aient √©t√© juifs ou pa√Įens (le christianisme n’existait pas encore). « Il √©tait connu pour son extr√™me hostilit√© envers les pr√™tres et le clerg√©, ainsi que pour sa haine envers les temples qu’il d√©crivait comme des « cavernes de d√©mons ». Mais √† son retour de Gr√®ce et cette rencontre avec J√©sus, il regagna sa r√©gion de naissance, et les gens l’ont surnomm√© « le Proph√®te ». « Il √©tait devenu le p√®re spirituel de tous les habitants de la r√©gion o√Ļ il vivait, et les gens croyaient qu'il √©tait un proph√®te du Dieu Berb√®re « Yakouch ». Dans son livre, il affirme qu’il avait ramen√© J√©sus-Christ avec lui. Dans son langage philosophique, cela voulait-il dire qu’il l’avait en lui, dans son cŇďur et dans sa pens√©e ?

L’une des choses qui a marqu√© la vie de ce philosophe-proph√®te √©tait la mort de son ami et beau-fr√®re « Janayur ». Peut-√™tre Yennayer en berb√®re ? Les soldats romains avaient √©galement assassin√© tous ses amis. « Alors, le philosophe s’est transform√© en guerrier f√©roce »,raconte Sodernini. « Je ne d√©fends cette terre que parce que son peuple est opprim√© par les envahisseurs. Je peux faire la m√™me chose si j'√©tais dans une autre contr√©e, car toutes les terres sont ma patrie » a d√©clar√© le philosophe berb√®re.

Le livre de Dernatinus.

Dernatinus a parl√© dans son livre (dont on ignore pr√©cis√©ment le titre) de l'ancienne civilisation berb√®re, qui √©tait √Ęg√©e de plus de 7 000 ans, et de la mani√®re dont les Berb√®res ont contribu√© √† la science, √† la philosophie, aux math√©matiques et √† l'astronomie, tout en √©tant les premiers √† momifier les morts et √† construire des sanctuaires pour les morts et les √™tres humains. Ils ont construit les pyramides avant les Egyptiens de 2000 ans, il a dit qu'ils ont invent√© l'√©criture avant toutes les civilisations, puisque l'√©criture √©tait initialement des dessins de personnes ou des outils permettant d'exprimer certaines choses, puis a √©volu√© vers d'autres formes, a √©galement mentionn√© de nombreux noms √©tranges et myst√©rieux de civilisations inconnues dans l'histoire, ce sont ces civilisations qui ont trahi le royaume berb√®re et ont conspir√© contre lui, l'ont d√©truit et ont an√©anti sa civilisation.

Dernatinus a parl√© de mythologie religieuse et a dit que l'homme √©tait une cr√©ature ressemblant √† un animal qui mangeait et buvait, mais le Seigneur dans son royaume a envoy√© plus de 600 √Ęmes habit√©es de ces cr√©atures qui sont devenues apr√®s ce qu'on appelle les humains.

Les d√©clarations de Dernatinus ont suscit√© de vives r√©actions en √Čgypte, malgr√© le fait qu’elles datent de deux mille ans. Car les √©gyptiens qui se consid√®rent comme « La M√®re du Monde » ont mal pris le fait que le philosophe amazigh ait d√©clar√© que c’√©taient les berb√®res qui ont construit les premi√®res pyramides et invent√© les techniques de momification, invent√© l’√©criture et aient plus contribu√© √† la science et aux math√©matiques et √† l’astronomie que les √©gyptiens eux-m√™mes.

Voyage en Amérique.

Apr√®s avoir combattu les romains, Michelangelo Soderini a d√©clar√© dans son livre que "Dernatinus a voyag√© avec sa femme Masilia au-del√† de la mer de « la tombe du soleil (Atlantique) ». Et c’est en Am√©rique que Sodernini a retrouv√© ce livre au dix-septi√®me si√®cle. D’ailleurs, certaines sources affirment que c’est Dernatinus qui a donn√© le premier son nom au Nouveau Continent, l’ayant appel√© Amour Ika, c’est-√†-dire le pays d’Ika. Amour, Tamourt, Ika, r√©gion.

Il y a certainement encore beaucoup de choses √† dire √† propos de ce philosophe. Mais les sources sont rares. Qu’est devenu le manuscrit d√©couvert par Sodernini ? Il ne nous a pas √©t√© possible de retrouver ni le livre italien de Michelangelo Sodernini ni une √©ventuelle traduction, malgr√© les recherches effectu√©es aupr√®s de la Biblioth√®que du Congr√®s √† Washington, celle du British Museum √† Londres, celle de Paris, et celles de Rome. Amazon m√™me en ignore l’existence. Il faudra donc pers√©v√©rer en empruntant d’autres chemins. Quant √† la version arabe, nous n’en avons trouv√© aucune trace pour le moment.

Article de Djilali Halouane.

jeudi 3 décembre 2020

décembre 03, 2020

La folle histoire du plongeur italien et du dauphin

 

Enzo Maiorca, n√© le  √† Syracuse, en Sicile, et mort le  dans la m√™me ville, est un plongeur italien. Maiorca a d√©tenu treize records du monde dans la cat√©gorie No Limit entre 1960 et 1974.

Le c√©l√®bre plongeur italien Enzo Ma√Įorca plongeait dans la mer chaude de Syracuse, et parlait √† sa fille Rossana qui √©tait sur le bateau. Pr√™t √† plonger, il sentit quelque chose le cogner l√©g√®rement dans le dos. Se retournant, il vit un dauphin, et r√©alisa alors qu'il ne d√©sirait pas jouer, mais voulait plut√īt lui exprimer quelque chose. L’animal a plong√©, et Enzo l'a suivi. √Ä environ 12 m√®tres de profondeur, coinc√© dans un filet abandonn√©, il y avait un autre dauphin. 

Enzo remontant rapidement √† la surface, a alors demand√© √† sa fille de lui donner sans attendre ses couteaux de plong√©e. En quelques minutes, il parvint √† lib√©rer le dauphin qui, √† bout de force, r√©ussit √† s’√©merger en √©mettant un ′′cri presque humain′′ (ainsi le d√©crit Enzo Ma√Įorca). 

Un dauphin peut rester en apn√©e sous l'eau jusqu'√† 10 minutes, apr√®s il se noie. Le dauphin lib√©r√© mais √©tourdi, √©tait sous l’attention d’Enzo, de Rossana et de l'autre dauphin, quand une surprise arriva. C'√©tait une femelle qui devait bient√īt mettre bas. Le m√Ęle s'est arr√™t√© devant Enzo, a touch√© sa joue (comme pour un baiser), puis se sont √©loign√©s. 

Enzo Ma√Įorca dit alors : ′′Jusqu'√† ce que l'homme apprenne √† respecter et √† dialoguer avec le monde animal, il ne pourra jamais conna√ģtre son v√©ritable r√īle sur cette terre."



décembre 03, 2020

Valéry Giscard d'Estaing a rejoint De Gaulle et Chirac

 

Val√©ry Giscard d’Estaing, ancien pr√©sident de la R√©publique, est mort

Elu pr√©sident √† 48 ans, Val√©ry Giscard d’Estaing, mort mercredi √† l’√Ęge de 94 ans des suites du Covid-19, a connu une brillante ascension politique. Il incarne le changement sans rupture et transforme – en peu de temps – la soci√©t√© fran√ßaise durablement.

 « Conform√©ment √† sa volont√©, ses obs√®ques se d√©rouleront dans la plus stricte intimit√© familiale. » Il avait √©t√© hospitalis√© √† plusieurs reprises ces derniers mois pour des probl√®mes cardiaques.

Val√©ry Giscard d’Estaing est n√© le 2 f√©vrier 1926, √† Coblence (Allemagne), o√Ļ son p√®re, Edmond Giscard, est directeur des finances du Haut-Commissariat de France en Rh√©nanie, r√©gion alors occup√©e par l’arm√©e fran√ßaise. Sa m√®re, May Bardoux (1901-2003), est la fille du s√©nateur, puis d√©put√© du Puy-de-D√īme et membre de l’Institut Jacques-Bardoux, et la petite-fille d’Ag√©nor Bardoux, √©galement d√©put√© et s√©nateur du m√™me d√©partement, et ministre de l’instruction publique au d√©but de la IIIe R√©publique. Jacques Bardoux est √©galement un √©crivain prolifique, et re√ßoit √† ce titre le prix de l’Acad√©mie fran√ßaise. En 1922, par d√©cret, les Giscard deviennent Giscard d’Estaing, nom d’une autre branche de la famille.

Val√©ry Giscard d’Estaing fait ses √©tudes √† l’√©cole Gerson, au lyc√©e Blaise-Pascal √† Clermont-Ferrand, puis aux lyc√©es Janson-de-Sailly et Louis-le-Grand, √† Paris, pendant l’Occupation. Il obtient son double baccalaur√©at en philosophie et math√©matiques √©l√©mentaires en 1942, √† 16 ans. Participant ensuite √† la R√©sistance, il s’engage dans la Ire arm√©e fran√ßaise en 1944 et combat en Allemagne et en Autriche. Il est d√©cor√© de la Croix de guerre.

De retour en France, il r√©ussit le concours de l’Ecole polytechnique, d’o√Ļ il sort en 1948. Il int√®gre la nouvelle Ecole nationale d’administration (ENA) en 1949, en sort en 1952, et entre √† l’inspection des finances. Cette ann√©e-l√†, il √©pouse le 17 d√©cembre Anne-Aymone Sauvage de Brantes, avec laquelle il aura quatre enfants.

Il s’engage bient√īt en politique. De juin √† d√©cembre 1955, Val√©ry Giscard d’Estaing, alors √Ęg√© de 29 ans, est directeur adjoint au cabinet du pr√©sident du Conseil, Edgar Faure. Puis, il se pr√©sente dans le Puy-de-D√īme, d√©partement d’√©lection de sa famille. Il en sera d√©put√© de 1956 √† 1959.

Talent oratoire

Il entre ensuite au gouvernement. Apr√®s avoir √©t√© secr√©taire d’Etat aux finances aupr√®s d’Antoine Pinay, de 1959 √† 1962 dans le gouvernement de Michel Debr√©, il devient, √† 36 ans, ministre des finances et des affaires √©conomiques de Georges Pompidou, qui a succ√©d√© en avril 1962 √† Michel Debr√©. Il occupe ce poste jusqu’en 1966. En 1962, il cr√©e un embryon de force politique, le groupe des R√©publicains et ind√©pendants. Il continue parall√®lement son implantation locale en Auvergne. S’il √©choue √† la mairie de Clermont-Ferrand, il obtient un mandat de maire dans une commune proche en 1967, Chamali√®res (Puy-de-D√īme). Ministre brillant, au talent oratoire reconnu, son ambition s’accro√ģt.

Il exprime de plus en plus ses r√©serves envers le pouvoir gaulliste. Son refus d’appeler √† voter « oui » au r√©f√©rendum d’avril 1969 aboutit √† l’√©chec de Charles de Gaulle, qui d√©missionne aussit√īt. Il devient ministre des finances dans les deux gouvernements de la pr√©sidence de Georges Pompidou (1969-1974). Il est alors √† la t√™te des R√©publicains ind√©pendants, qui constituent la deuxi√®me composante de la majorit√© de droite.

Candidat √† l’√©lection pr√©sidentielle de 1974, il d√©fait le gaulliste Jacques Chaban-Delmas et l’emporte au second tour le 19 mai 1974 face √† Fran√ßois Mitterrand, candidat de l’Union de la gauche, devenant, √† 48 ans, le plus jeune pr√©sident de la R√©publique depuis 1848. Pendant la campagne, il met en place une communication innovante o√Ļ il pr√©sente l’image d’un homme politique jeune et dynamique incarnant le renouveau face √† ses rivaux. Lors du d√©bat t√©l√©vis√© de l’entre-deux-tours face √† Fran√ßois Mitterrand, il lance une formule qui restera c√©l√®bre : « Vous n’avez pas le monopole du cŇďur. » Il est √©lu avec 50,81 % des voix.

Virage sécuritaire

Pr√īnant une « soci√©t√© lib√©rale avanc√©e », le nouveau pr√©sident fait notamment voter l’abaissement de la majorit√© de 21 ans √† 18 ans, la d√©p√©nalisation de l’avortement, encadrant l’interruption volontaire de grossesse (IVG), d√©fendue avec force par la ministre de la sant√©, Simone Veil, l’√©largissement du droit de saisine du Conseil constitutionnel et la fin de l’ORTF.

Plusieurs de ses fid√®les, dont Michel d’Ornano et Michel Poniatowski, entrent dans un gouvernement ouvert √† des personnalit√©s de la soci√©t√© civile, comme Jean-Jacques Servan-Schreiber et Fran√ßoise Giroud, nomm√©e secr√©taire d’Etat √† la condition f√©minine. Pour r√©compenser ceux des gaullistes qui se sont ralli√©s avant le scrutin, Jacques Chirac est nomm√© √† Matignon. Le couple ex√©cutif aura rapidement des relations difficiles.

Jacques Chirac d√©missionne le 25 ao√Ľt 1976 et fonde le Rassemblement pour la R√©publique (RPR) en d√©cembre. Raymond Barre entre √† Matignon et doit faire face, comme son pr√©d√©cesseur, √† la crise √©conomique d√©clench√©e par le premier choc p√©trolier de 1973, puis aggrav√©e par le deuxi√®me choc, en 1979. Il √©chouera √† juguler l’inflation et la mont√©e du ch√īmage.

Dans un contexte de tensions politiques et sociales, Val√©ry Giscard d’Estaing op√®re un virage s√©curitaire. Il promulgue, en f√©vrier 1981, la loi s√©curit√© et libert√© concoct√©e par Alain Peyrefitte. Et refuse de gracier Christian Ranucci, condamn√© √† mort pour l’enl√®vement et le meurtre, le 3 juin 1974, de la petite Marie-Dolor√®s Rambla, √Ęg√©e de 8 ans. Il est ex√©cut√© le 28 juillet 1976. En mati√®re de s√©curit√© mais aussi d’immigration, il se montre conservateur, ce qui contraste avec son image de lib√©ral dans d’autres domaines.

Sur le plan culturel, il lance les premi√®res Journ√©es du patrimoine, organis√©es en 1980, prend la d√©cision, en 1977, de transformer la gare parisienne d’Orsay en mus√©e. Le 1er d√©cembre 1986, Fran√ßois Mitterrand, Val√©ry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac inaugureront ces nouveaux espaces consacr√©s aux artistes de la seconde moiti√© du XIXe si√®cle.

Construction européenne

Sa politique internationale est marqu√©e par le renforcement de la construction europ√©enne. Gr√Ęce au soutien du chancelier f√©d√©ral allemand, Helmut Schmidt, il est √† l’origine de la cr√©ation du Conseil europ√©en en d√©cembre 1974, ce qui est vu comme le prolongement de l’action gaulliste, qui privil√©giait la coop√©ration entre les Etats √† l’int√©gration communautaire. En contrepartie, la France est press√©e d’accepter l’√©lection du Parlement europ√©en au suffrage universel direct, dont les premi√®res √©lections ont lieu en 1979.

Avec le chancelier Schmidt, Val√©ry Giscard d’Estaing resserre les liens entre la France et l’Allemagne. Il met l’accent sur le volet √©conomique de la construction europ√©enne. En 1978, deux ans apr√®s une nouvelle sortie du franc du Serpent mon√©taire europ√©en, est lanc√©, sous l’impulsion de la France et de l’Allemagne, le Syst√®me mon√©taire europ√©en. L’ECU, unit√© de compte europ√©enne, est cr√©√© l’ann√©e suivante. Ces mesures sont consid√©r√©es comme les pr√©alables √† l’instauration d’une union √©conomique et mon√©taire en Europe, la future zone euro.

Hormis l’Europe communautaire, il est le premier pr√©sident fran√ßais √† se rendre en Alg√©rie depuis l’ind√©pendance, en avril 1975. Il implique aussi militairement la France dans la bataille de Kolwezi (Za√Įre) en 1978, avec l’envoi de troupes a√©roport√©es du 2e r√©giment √©tranger de parachutistes pour lib√©rer les 3 000 Europ√©ens pris en otage par des rebelles au gouvernement za√Įrois.

Affaire des diamants

Sur un plan plus g√©n√©ral, il tente de d√©passer les conflits id√©ologiques et pr√īne une direction mondiale des grands pays industrialis√©s. C’est sur son initiative que se tient la premi√®re r√©union des cinq pays les plus industrialis√©s de la plan√®te (Etats-Unis, Japon, France, Allemagne de l’Ouest, Royaume-Uni), au ch√Ęteau de Rambouillet (Yvelines), du 15 au 17 novembre 1975.

Un an avant l’√©lection pr√©sidentielle, il est donn√© largement r√©√©lu par les sondages. Mais la campagne est notamment marqu√©e par l’affaire des diamants, qui √©clate en octobre 1979. Le Canard encha√ģn√©, puis Le Monde l’accusent d’avoir re√ßu, alors qu’il √©tait ministre des finances, des diamants en guise de cadeaux de Jean-Bedel Bokassa, alors pr√©sident de la R√©publique centrafricaine. Son int√©grit√© est mise en doute.

Il arrive n√©anmoins en t√™te du premier tour, le 26 avril 1981. Mais il est battu par Fran√ßois Mitterrand le 10 mai 1981. Sa d√©faite est un choc. « Disons la v√©rit√©, je n’avais jamais envisag√© ma d√©faite », confirmera-t-il dans ses M√©moires.

Mais il finit par rebondir. Il est notamment d√©put√© UDF du Puy-de-D√īme (1984 √† 1989) et pr√©sident du conseil r√©gional d’Auvergne (1986-2004). Elu √† la pr√©sidence de l’UDF en 1988, parti de centre droit qu’il a fond√© alors qu’il √©tait √† l’Elys√©e, il est un des principaux dirigeants de l’opposition √† Fran√ßois Mitterrand. Mais s’il envisage de se pr√©senter √† nouveau √† la pr√©sidentielle de 1995, les sondages le dissuadent et il renonce, soutenant Jacques Chirac. Lors des √©lections municipales de 1995, il √©choue de peu dans la conqu√™te de la mairie de Clermont-Ferrand, d√©tenue par la gauche depuis 1935.

Il se d√©sengage alors de la politique nationale. Mais son engagement europ√©en ne se d√©ment pas. Lors des √©lections europ√©ennes de 1989, il conduit la liste d’union UDF-RPR, arriv√©e en t√™te. Il entre alors au Parlement europ√©en. Il pr√©side √©galement le Mouvement europ√©en de 1989 √† 1997. Il veut favoriser une relance de l’int√©gration europ√©enne et devient pr√©sident de la Convention sur l’avenir de l’Europe, en d√©cembre 2001. Elle a pour but de simplifier les diff√©rents trait√©s en r√©digeant un projet constitutionnel. Le 29 mai 2003, il re√ßoit le prix Charlemagne pour avoir « fait progresser le processus d’unification » en Europe, comme Simone Veil qui le re√ßut en 1981 apr√®s avoir √©t√© la premi√®re pr√©sidente du Parlement europ√©en.

Le 15 juillet 2003, Val√©ry Giscard d’Estaing pr√©sente la Constitution europ√©enne, qui est sign√©e par les vingt-cinq membres de l’UE, le 29 octobre 2004. Il prend d√®s lors une part active, en avril et mai 2005, √† la campagne pour le « oui » au r√©f√©rendum √† propos du trait√© constitutionnel europ√©en voulu par Jacques Chirac. Le non l’emporte avec 54,68 % le 29 mai 2005.

Auteur de plusieurs essais et romans, Val√©ry Giscard d’Estaing est √©galement membre de l’Acad√©mie fran√ßaise depuis 2003. Si, depuis le 22 janvier 2017, il est le pr√©sident de la R√©publique fran√ßaise ayant v√©cu le plus longtemps, d√©passant Emile Loubet, il n’est plus, depuis mai 2017, le plus jeune pr√©sident √©lu sous la Ve, « battu » par Emmanuel Macron, √©lu √† l’√Ęge de 39 ans.

Val√©ry Giscard d’Estaing en quelques dates

2 f√©vrier 1926 Naissance √† Coblence (Allemagne)

1944-1945 A 18 ans, il s’engage dans la premi√®re arm√©e fran√ßaise du g√©n√©ral de Lattre de Tassigny et est d√©cor√© de la croix de guerre

1946-1948 El√®ve de l’Ecole polytechnique

1949-1951 Ecole nationale d’administration

1952 Epouse Anne-Aymone Sauvage de Brantes

1er janvier 1954 Inspecteur des finances

1955 Directeur adjoint du cabinet du pr√©sident du Conseil, Edgar Faure

1956 Elu d√©put√© du Puy-de-D√īme

1959 Secr√©taire d’Etat aux finances

1962 Ministre des finances de Georges Pompidou

1966 Elu √† la t√™te de la F√©d√©ration nationale des r√©publicains ind√©pendants

1967 Elu maire de Chamali√®res dans le Puy-de-D√īme

1969 Ministre de l’√©conomie et des finances de Jacques Chaban-Delmas

1972 Ministre de l’√©conomie et des finances de Pierre Messmer

1974 Elu pr√©sident de la R√©publique

1974 Nomme Jacques Chirac √† Matignon

1975 La loi Veil autorise l’interruption volontaire de grossesse

1976 Raymond Barre, premier ministre apr√®s la d√©mission de Jacques Chirac

1978 Cr√©ation de l’Union pour la d√©mocratie fran√ßaise (UDF)

1979 Le Canard encha√ģn√© r√©v√®le l’affaire des diamants offerts par l’empereur Bokassa

1981 Battu par Fran√ßois Mitterrand au second tour de l’√©lection pr√©sidentielle

24 septembre 1984 Redevient d√©put√© du Puy-de-D√īme

21 mars 1986 Elu pr√©sident du conseil r√©gional d’Auvergne

30 juin 1988 Pr√©sident de l’Union pour la d√©mocratie fran√ßaise (UDF)

1988 Sortie du premier tome de ses m√©moires « Le Pouvoir et la Vie »

1989 Elu d√©put√© europ√©en.

2001-2003 Pr√©side la Convention sur l’avenir de l’Europe

11 d√©cembre 2003 Elu √† l’Acad√©mie fran√ßaise

2 d√©cembre 2020 Mort √† l’√Ęge de 94 ans √† Authon dans le Loir-et-Cher

√Čcrit par Edouard Pflimlin

mercredi 2 décembre 2020

décembre 02, 2020

Anonymous incarne bien le V for Vandetta, qui sont-ils?

 

Anonymous est une sorte de cyber-communaut√© qui a vu le jour en 2003 sur les forums du site 4chan. Cette communaut√© 2.0 poss√®de ses propres codes de conduite et de langage ainsi que des r√©seaux d√©di√©s pour que les diff√©rents membres anonymes puissent se reconna√ģtre entre eux. Pour ce qui est de leur logo, il est inspir√© du masque de Guy Fawkes dans le film V pour Vendetta et d'Epic Fail Guy, le personnage de 4chan.

LES MEMBRES ET LES FORCES D'ANONYMOUS

Comme nous l'avons pr√©cis√© plus haut, Anonymous n'est compos√© que de personnes anonymes. Ce n'est ni une organisation, ni un quelconque club, et aucun chef ne dirige les autres membres. Il est donc impossible de rejoindre Anonymous de mani√®re officielle. Comme l'expliquent Fr√©d√©ric Bardeau et Nicolas Danet, auteurs de Anonymous, pirates informatiques ou altermondialistes ?, "aucun portrait-robot type n’est possible √† r√©aliser". En effet, les membres du groupe peuvent √™tre n'importe qui et ils sont √† ce jour ind√©nombrables. C'est d'ailleurs ce qui fait la force d'Anonymous. Tous les membres du groupe s'unissent autour d'un seul et m√™me slogan : "Nous sommes anonymes. Nous sommes l√©gion. Nous ne pardonnons pas. Nous n’oublions pas. Attendez-vous √† nous"

LES D√ČFENSEURS DE LA LIBERT√Č D'EXPRESSION

Le groupe Anonymous regroupe des Hacktivistes (hackers pour les actions qu'ils m√®nent sur le r√©seau informatique et activistes pour le caract√®re revendicatif de leur d√©marche). Ces derniers entendent garantir la libert√© d'expression sur Internet et dans le monde entier, comme le montre le compte Twitter @AnonOps : "des combattants pour la libert√© dans le monde". L'un des membres explique qu'ils d√©fendent "la libert√© d’expression, le pouvoir du peuple, le droit de manifester contre les gouvernements, de rendre justice".

LES MOYENS D'ACTIONS

Pour d√©fendre la libert√© d'expression, Anonymous a men√© de nombreuses actions sur Internet d√®s 2006. Plusieurs moyens sont utilis√©s pour parvenir √† leurs fins, notamment des attaques par d√©ni de service qui ont pour but de surcharger un site pour qu'il ne fonctionne plus. Le groupe publie √©galement des vid√©os ainsi que des manifestes et r√©alise parfois des manifestations physiques sous forme de raids. Ces diff√©rentes actions permettent d'attaquer n'importe quelle cible qui est consid√©r√©e comme ennemie des valeurs d√©fendues par le mouvement (personne, gouvernement, organisation,…).

LES NOMBREUSES ACTIONS

Le groupe s'est d'ailleurs fait conna√ģtre en 2006 avec une premi√®re action d'envergure sur l'application web du r√©seau social Habbo. Leur deuxi√®me grande action se d√©roule en 2008 lorsqu'ils font face √† l'√Čglise de la scientologie qui a publi√© par erreur une vid√©o interne de promotion. Parall√®lement, le groupe va demander √† manifester devant les diff√©rents si√®ges de la secte dans le monde entier. C'est √† ce moment l√† que le masque va √™tre utilis√© pour la premi√®re fois.

En 2010, lors de l'affaire de WikiLeaks, Anonymous a d√©cid√© de mener des attaques contre les sites Mastercard, PayPal et Amazon car ils ont d√©cid√© d'interrompre leurs services destin√©s √† WikiLeaks. L'ann√©e suivante, Anonymous participe aux √©v√®nements du "Printemps arabe", afin de lutter contre la politique de censure exerc√©e par les gouvernements arabes. Il s'int√©ressera principalement au gouvernement de Ben Ali (Tunisie), de Moubarak (√Čgypte), de l'Iran, de l'Alg√©rie ainsi que d'autres pays du Moyen-Orient.

C'est en 2012 que le groupe va pirater le site du FBI et de l’√Člys√©e suite √† la fermeture du site Megaupload. Cette action avait bien √©videmment pour but de militer contre la censure et pour un Internet libre. Apr√®s ces √©v√®nements, Anonymous a r√©alis√© diverses actions sans grande envergure (piratage du compte Twitter du Ku Klux Klan notamment), jusqu'√† l'attentat √† Charlie Hebdo le 7 janvier 2015. Voulant venger √† tout prix le journal satirique, Anonymous a attaqu√© de nombreux sites Internet d'organisations terroristes et comptes Twitter appartenant √† des militants de Daesh ou √† des pr√™cheurs radicaux.

Queslques-unes de remarquables

Opération Megaupload

Le 18 janvier 2012, le groupe Anonymous reprend du service, cette fois-ci non pas pour aider mais pour condamner. En effet, le groupe lance l’Op√©ration BlackOut, en r√©ponses aux projets des lois SOPA et PIPA auxquels le groupe s’oppose fermement. L’id√©e de ces projets de loi est de renforcer les pouvoirs des droits d’auteur et donner plus de pouvoir au gouvernement pour lutter contre le piratage. Les sites web, se sentant menac√©s, r√©torquent. Google, Wikip√©dia, Firefox… Tous bloquent l’acc√®s √† leur site la journ√©e du 18 janvier en signe de protestation. Le FBI, en r√©ponse √† tout √ßa, d√©cide le lendemain de fermer le site Megaupload.

Alors, Anonymous entre en sc√®ne. Le groupe lance l’Op√©ration Megaupload et s’attaque frontalement au FBI en fermant plusieurs de leurs serveurs. L’impact d’Anonymous se fait alors √©galement grandement ressentir en France, puisque le groupe bloque le site de l’Elys√©e et y impose des messages contre les projets des lois SOPA et PIPA. √Ä noter que l’Elys√©e s’√©tait justement positionn√© en faveur de ces projets de loi.

Anonymous en guerre contre le viol

En 2012, Anonymous se lance apr√®s √ßa, dans la lutte contre les viols. Le groupe publie une campagne internet dans laquelle ils condamnent un viol qui a eu lieu dans l’Ohio, √† Steubenville. Le 11 ao√Ľt, au cŇďur d’une soir√©e, une jeune fille se r√©veille nue, et en vient √† la conclusion qu’elle a √©t√© drogu√©e afin que l’on abuse d’elle. Deux jeunes hommes ont dans la foul√©e affirm√© avoir eu des relations sexuelles avec elle. Alors que l’affaire allait √™tre class√©e sans suite, Anonymous est venu rajouter son grain de sel en diffusant une vid√©o que les agresseurs avaient prises, avant de la supprimer le lendemain. L’affaire a alors pris des proportions mondiales et des manifestants se sont rendus √† Steubenville. En mars 2013, les deux violeurs finissent alors par √™tre condamn√©s pour viol.

M√™me cas de figure √† Maryville, dans le Missouri. En 2012 √©galement, une jeune fille de 14 ans se fait violer par un homme de 17 ans… L’affaire finit par √™tre class√© sans suite. √Ä partir de l√†, la victime devient, en plus de cela, harcel√©e car trait√©e de menteuse. Anonymous contacte alors la famille pour lui venir en aide. Le 13 octobre 2013, Anonymous r√©clame la r√©ouverture d’une enqu√™te lors d’une vid√©o Youtube. Le violeur finira par √©coper de deux ans de prison de ferme. Pour mise en danger d’une mineure cependant, et non pour viol.

Le hacker KingNull, affili√© √† Anonymous, vient de pirater Daniel’s Hosting : le plus grand h√©bergeur du Dark Web. Des milliers de sites web ill√©gaux ont √©t√© mis hors ligne, et leurs donn√©es sont en fuite…

Sources: Hiteck - intrld- et d'autres sources sur le net

dimanche 29 novembre 2020

novembre 29, 2020

Révélations sur une gigantesque arnaque à la crypto-monnaie


 Enqu√™teSoci√©t√©s √©crans √† Chypre, revendeurs au Bangladesh, agences bi√©lorusses ou isra√©liennes, centres d’appels en Ukraine: des milliers de personnes sont abus√©es par une arnaque mondiale bas√©e sur des publicit√©s pour des investissements en bitcoins.

“Excusez-moi, pouvez-vous attendre cinq minutes?” Ma femme pense que je suis tromp√©. “ Clas Backman pose le t√©l√©phone un instant, le temps de rassurer sa femme: non, s’il parle anglais au t√©l√©phone, ce n’est pas parce qu’il est de nouveau en contact avec des escrocs, mais pour r√©pondre √† un journaliste de Monde. Ce Su√©dois a √©t√© victime, en 2019, d’une fraude avec de faux investissements, op√©r√©e par un centre d’appel (call center) offrant des investissements attractifs. Il a investi environ 20000 euros, et “Presque tout perdu”. Sa plainte fait toujours l’objet d’une enqu√™te, mais il se fait peu d’illusions: il ne reverra plus jamais cet argent.

Comme des centaines de milliers de personnes dans le monde, M. Backman est tomb√© dans le pi√®ge √† cause d’une simple publicit√© en ligne. En septembre 2019, il a cliqu√© sur un insert pour Bitcoin Trader, qui se pr√©sentait comme un commerce en crypto-monnaie r√©volutionnaire. Apr√®s avoir saisi ses coordonn√©es sur le site, il est aussit√īt rappel√© par un “conseiller”, qui le convainc de placer 250 dollars (210 euros).

Scénario bien connu

L’arnaque suit alors un sc√©nario bien connu: au d√©but, la victime voit ses gains augmenter √† grande vitesse; ses «conseillers» la poussent √† d√©poser plus d’argent, pour profiter d’une tendance √† la hausse. Puis, lorsque la victime a investi tout ce qu’elle peut, ou lorsqu’elle demande √† retirer ses gains, silence radio. L’argent n’est plus disponible. Parfois, il n’√©tait jamais investi nulle part – il venait juste gonfler les comptes bancaires des escrocs.

Le monde enqu√™t√©, en partenariat avec un consortium international de journalistes, dirig√© par le quotidien su√©dois Actualit√©s du jour et le r√©seau de journalistes du Projet de signalement de la criminalit√© organis√©e et de la corruption (OCCRP), associant une dizaine d’autres √©diteurs, sur la fa√ßon dont ces arnaques se sont r√©invent√©es au cours des trois derni√®res ann√©es. Les fausses escroqueries √† l’investissement sont loin d’√™tre nouvelles, mais elles sont devenues, faute d’un meilleur terme, bien plus “Professionnel” et “formidablement efficace”, explique Claire Castanet, directrice des relations avec les √©pargnants et de leur protection √† l’Autorit√© des march√©s financiers (AMF).

Efficace et lucrative: selon les estimations de l’AMF, qui a men√© une enqu√™te d’envergure sur un an et demi, en 2017 et 2018, les dommages caus√©s par l’ensemble des arnaques √† l’investissement en France se sont √©lev√©s √† environ un milliard d’euros sur cette p√©riode. Et la France est moins touch√©e par le ph√©nom√®ne que les autres pays d’Europe occidentale. Selon les explications d’une source qui travaillait pour un centre d’appels exploitant les arnaques, les responsables de ces arnaques √©vitent la France, estimant que ses enqu√™teurs sont plus efficaces que dans d’autres pays – une tendance confirm√©e par plusieurs documents qui Le monde a pu consulter des bases de donn√©es de ciblage des victimes ou des annonces de recrutement.

Par Damien Leloup



samedi 28 novembre 2020

novembre 28, 2020

Serge Gainsbourg


 Apparu tardivement sur sc√®ne, au temps de la « chanson rive gauche » de la fin des ann√©es 1950, Serge Gainsbourg (1928-1991) a rattrap√© le temps et devanc√© son √©poque √† coups de refrains √©ternels, √©clairs de po√©sie et provocations diverses qui ont fait de ce fils d'immigr√©s russes l'une des figures tut√©laires de la vie artistique fran√ßaise. Le verbe cynique, l'√©l√©gance dandy, la po√©sie majeure et les coups de cafard de « Gainsbarre », noy√© dans l'alcool et la cigarette, ont fa√ßonn√© la l√©gende d'un auteur, compositeur et interpr√®te dont l'oeuvre et l'influence n'ont cess√© de grandir apr√®s sa mort. Chanson, jazz, rythmes latins ou africains, rock y√©y√© ou psych√©d√©lique, reggae, funk, rap et musiques de films sont pass√©s sous le filtre de sa plume moderne, qui a laiss√© de multiples classiques dont « Le Poin√ßonneur des Lilas » (1958), « La Javanaise » (1962), « Comic Strip » (1967), « Requiem pour un con » (1968), « Je t'aime moi non plus » (1969) et « Aux armes et caetera » (1979). Auteur d'albums ambitieux tels Histoire de Melody Nelson (1971) et L'Homme √† T√™te de Chou (1976), cet orf√®vre de la m√©lodie a us√© de son surplus de cr√©ativit√© - et de son pouvoir de s√©duction - pour des interpr√®tes majoritairement f√©minines : Mich√®le Arnaud, Juliette Gr√©co, France Gall (« Poup√©e de cire, poup√©e de son » et « Les Sucettes »), Brigitte Bardot (« Harley Davidson »), Anna Karina, Catherine Deneuve, Isabelle Adjani, mais aussi Claude Fran√ßois, Serge Reggiani l'ont chant√©, sans oublier les albums pour ses compagnes Jane Birkin et Bambou, ainsi que pour sa fille Charlotte Gainsbourg. En tois d√©cennies d'activit√©, l'homme en jeans et Repetto √† la barbe de trois jours a √©lev√© la chanson en art et nourri sa post√©rit√© de mots et de musiques intemporels.

Issu d'une famille d'√©migr√©s juifs Russes install√©s √† Paris en 1921, Lucien Ginsburg est √©lev√© dans la religion des arts, en particulier la musique classique que son p√®re, pianiste de music-hall, joue pendant des heures √† la maison. Apr√®s la guerre, pass√©e sous le signe de l'exil de la peur de ceux marqu√©s par l'√©toile jaune (la « yellow star » comme il l'appellera), il veut devenir peintre mais, par n√©cessit√© alimentaire et impulsion paternelle, se retrouve dans les cabarets comme guitariste-pianiste.

En 1954, c'est le d√©but des saisons d'√©t√© Chez Flavio au Touquet et des nuits au Milord l'Arsouille √† Paris. Lucien Ginsburg d√©pose ses premiers titres √† la SACEM √† partir de 1957, ils le seront sous le nom de Serge Gainsbourg et commenceront √† √™tre interpr√©t√©s par sa patronne Mich√®le Arnaud. 1958, le patron du Milord, Fran√ßis Claude, lui fait ses premiers pas sur sc√®ne. Rep√©r√© par le label Philips, il entre en studio et commence sa fructueuse association avec Alain Goraguer, d√©j√† arrangeur de Boris Vian. C'est le premier succ√®s avec « Le Poin√ßonneur des Lilas ». Il entre vraiment dans la profession, part en tourn√©e avec Jacques Brel et, support√© par Boris Vian, rencontre Juliette Gr√©co. D√©bute une collaboration qui durera tout au long de cette p√©riode « rive gauche » dont le point d'orgue sera « La Javanaise » √† l'automne 1962.



Albums, tourn√©es, se succ√®dent. Sur sc√®ne, son hyper-sensibilit√© morgue et son physique particulier provoquent souvent des r√©actions de rejet. En coulisse toutefois, il est d√©j√† un explorateur assidu du continent f√©minin et en tirera ses meilleurs textes. Mais son style, litt√©raire, sombre et tr√®s appliqu√©, commence √† dater, l'heure n'est plus aux cabarets. Gainsbourg donne dans l'avant-garde et le jazz sur l'album Confidentiel (1963), puis dans les rythmes exotiques sur Gainsbourg Percussions (1964). Le changement est l√†...mais le succ√®s non. Celui-ci, quasiment pr√©m√©dit√©, va venir de sa collaboration avec la chanteuse France Gall et « Poup√©e de cire, poup√©e de son » qui remporte le Concours de l'Eurovision en 1965. La projection que Gainsbourg fait de ses textes √† double-sens sur l'image enfantine de France Gall cr√©e le d√©calage, le sommet √©tant atteint avec « Les Sucettes » en 1966.

Argent, nouveaux interpr√®tes, nouvelle p√©riode, certainement la plus mature, intense et cr√©ative. C'est la pop et les comics, les Beatles dominent la plan√®te et √† la t√©l√© Serge multiplie ses apparitions, notamment dans le Sacha Show de Distel. Avec Michel Colombier, son nouvel arrangeur, Serge Gainsbourg va parfaitement √™tre dans la pulsation de l'√©poque et chercher le son de la pop anglaise au coeur du Swinging London. On notera entre autres « Comic Strip » (1967) mix√© par Georgio Gomelski, la B.O. du film Le Pacha, v√©ritable beat sampl√© avant l'heure (1968), « Elisa » (1969). En 1968, un √©v√©nement va bouleverser et transcender sa production : sa br√®ve mais intense histoire d'amour avec Brigitte Bardot, star mondiale √† l'√©poque. C'est la sortie de « Bonnie and Clyde », l'enregistrement de « Je t'aime moi non plus » juste avant leur rupture. (titre dont B.B. bloque la sortie par peur pour sa carri√®re) et enfin l'hommage baudelaurien et baroque de « Initials B.B. ».

Suit sur le tournage de Slogan, l'autre rencontre : l'Anglaise Jane Birkin, tr√®s jeune m√®re d√©j√† s√©par√©e de son premier mari John Barry, et dont Gainsbourg devient le Pygmalion. La sortie r√©-enregistr√©e avec elle de « Je t'aime moi non plus » va faire √† la fois un scandale et un tube mondial. En 1971 sort l'album avant-gardiste Histoire de Melody Nelson, fruit de sa collaboration avec Jean-Claude Vannier. Chef-d'oeuvre baroque, symbolique, concentrant la pop la plus aboutie et les orchestrations classiques. Jusqu'√† L'Homme √† T√™te de Chou en 1976, et √† l'exception de Vu de l'Ext√©rieur (1973), Gainsbourg explorera cette veine du concept-album, notamment avec r√®glement de compte provocateur avec ses ann√©es de guerre sur Rock Around the Bunker, album encore injustement √©vit√© aujourd'hui. Il encha√ģne ensuite une s√©rie tr√®s alimentaire de tubes de l'√©t√©, de « L'ami caouette » (1975) √† « Sea Sex and Sun » (1978).

√Ä nouveau en d√©calage avec l'air du temps (entre temps les punks ont d√©barqu√©s), il r√©appara√ģt sur sc√®ne lors d'une collaboration avec le groupe Bijou, puis trouve une nouvelle veine qui va le faire √† nouveau, et m√™me plus que jamais auparavant, entrer en r√©sonance avec son √©poque : le reggae. Il enregistre avec Robbie Shakespeare et Sly Dunbar √† Kingston les albums Aux Armes et caetera (1979) puis Mauvaises Nouvelles des √Čtoiles  (1981). Le succ√®s est √©norme, doubl√© de pol√©miques li√©es √† sa reprise de l'ymne national « La Marseillaise », devenu « Aux armes et caetera ».

Mais en 1980, Gainsbourg-Birkin c'est fini, et ces albums introduisent un nouveau personnage : Gainsbarre (« Ecce homo »), personnage auto-destructeur et vulgaire. Gainsbourg a trouv√© son ultime carapace, sa sensibilit√© √† fleur de peau sera dor√©navant cach√©e sous les provocations m√©diatiques. Pour ses deux derniers albums, Love on the Beat (1984) et You're Under Arrest (1987), « Gainsbarre » saura encore bien utiliser les pointures funk, rock et rap du moment, mais la redite n'est pas loin. On se souviendra davantage de l'extraordinaire engouement de la jeunesse pour ses concerts, qui, du coup, pouvaient retrouver des sommets d'√©motion, tant cet accueil le touchait.

Serge Gainsbourg meurt le 2 mars 1991 d'un arr√™t cardiaque √† l'√Ęge de 62 ans, « tu√© par Gainsbarre pour se venger de l'avoir cr√©√© » (Charles Trenet). Les collaborations r√©ussies de son vivant sont innombrables. Les ann√©es 1990 verront son influence grandir encore, notamment dans le monde anglo-saxon. Son g√©nie pour l'√©vocation d'√©motions fugaces, sous-tendues par une ma√ģtrise √©tonnante dans l'utilisation du meilleur des musiques populaires, font de lui un des phares de la chanson fran√ßaise du XX√®me si√®cle.

D√©but 2010, le film Gainsbourg (Vie h√©ro√Įque) r√©alis√© par le dessinateur Joann Sfar met l'artiste √† l'honneur sur grand √©cran. L'acteur principal qui a la lourde tache d'incarner le h√©ros, Eric Elmosnino, est entour√© de Laetitia Casta (Brigitte Bardot), Lucy Gordon (Jane Birkin), Anna Mouglalis (Juliette Gr√©co) et Philippe Katerine (Boris Vian). Le film remporte trois troph√©es, dont celui du meilleur acteur, lors de la c√©r√©monie des C√©sars le 25 f√©vrier 2011. Au m√™me moment, le vingti√®me anniversaire de la disparition de l'homme √† t√™te de chou (et √† la barbe de trois jours) est c√©l√©br√© en grandes pompes avec la d√©couverte de la version originale de « Comme un boomerang » (1975) et la parution d'une troisi√®me Int√©grale en 20 CD et 284 titres dont 14 in√©dits.




novembre 28, 2020

Les espaces d'une autre vie, comment c'est loin - Quelques rapprochements entre m√Ęles du si√®cle.

Les espaces d'une autre vie, comment c'est loin
Quelques rapprochements entre m√Ęles du si√®cle.
                                                  par Jacques BELLEZIT

  Il faut croire qu'il y a dans le bocage normand une √©trange Hippocr√®ne : De cette source myst√©rieuse creus√©e d'un coup de sabot de P√©gase coulerait une eau propre √† inspirer les Muses.

  Ou peut-√™tre est-ce la pluie : Non contente d'hydrater l'herbe grasse qui donne le bon lait normand, elle inspire aussi une certaine m√©lancolie chez deux enfants du pays que l'on ne songerait gu√®re a rapprocher : OrelSan et Fran√ßois-Ren√©, vicomte de Chateaubriand.

  Rapprocher le c√©l√®bre m√©morialiste, homme politique chr√©tien du XIX√®me si√®cle avec la plume provocatrice et d√©licieusement politiquement incorrecte du rap fran√ßais c'est prendre le risque de m√©langer l'eau et l'huile ou de d√©partager Bretons et Normands sur la question du Mont-Saint-Michel.

  Cependant, outre le fait d”OrelSan et Chateaubriand  sont n√©s[1] et ont grandi[2] dans un environnement pluvieux, ils partagent tous deux une m√©lancolie r√©v√©latrice de leur si√®cle. 

  Entre une √©criture “ passionnant miroir d'une certaine France morose, jouisseuse, immature et d√©senchant√©e[3] et celle d'un “ d√©sesp√©r√© [qui] [...] jusque dans son d√©sespoir [...]

Fait face, […] se redresse de toute sa taille[4] comment ne pas trouver des points communs?

 Tous les deux ont mettent en sc√®ne le spleen avec un lyrisme assum√© :  entre une complainte ou Chateaubriand appelle √† un ailleurs devant “emporter Ren√© dans les espaces d'une autre vie ![5] et un OrelSan “en avant dans la fuite […] Incapable de faire des choix [...] comme [ses] figurines, inutile[6], il est en effet difficile de ne pas faire de parall√®les.

Si Chateaubriand est ind√©niablement marqu√© par un christianisme dont il d√©peignit le “g√©nie” √† la post√©rit√©, le rappeur de Caen semble d’une plume plus agnostique.
Mais si il d√©clare “J'crois un peu en Dieu, mais pas vraiment. J'irai avec les m√©cr√©ants quand j'partirai les pieds devant [7], c’est pour mieux d√©verser sa bile dans un moment de d√©sespoir contre “les sectes, [...] les religieux Ceux qui voudraient m'imposer des r√®gles pour que j'vive mieux[8]. Le tout avant de revenir vers un “Paradis[9]  dans lequel il se sent “assez b√©ni" pour emmener sa compagne " (...)  √† l'√©glise. Dire au pr√™tre : "Oublie l'truc o√Ļ la mort nous s√©pare, on va rester dans cette vie" , pr√©f√©rant ainsi b√Ętir son paradis sur cette terre, avec celle qu’il aime, tournant la page de ses  des amours  adolescentes plus v√©nales, sur lesquelles il s’√©panche avec  son comp√®re Gringe[10].

            De l√† √† voir une forme de r√©demption pour son turbulent alter-ego “Jimmy Punchline[11], autoproclam√© “seul √©crivain potable depuis Victor Hugo”(qui lui-m√™me voulait √™tre “Chateaubriand ou bien rien!”), le pas est tentant...

Le conservatisme, voire la r√©action d’un Chateaubriand se comprennent  par son effarement suite √† la  d√©christianisation de la France, les t√™tes coup√©es de la R√©volution et la chute de l’Empire, qui laisse chaque “enfant du si√®cle[12] dans un profond d√©sarroi
Celui d’OrelSan se retrouve dans la peinture qu’il fait de la m√©diocrit√©, celle qui “commence quand les passions meurent[13], et qui, en un mouvement de rage peut l’emmener jusqu’au “suicide social[14].

 Mais il s’explique aussi du fait qu’il ne se sente jamais √† sa place: “si seul[15], le “petit con de bourgeois”[16] en viendrait √† ne plus s’√©tonner de rien[17], notamment en mati√®re de tendances, de plus en plus volatiles et labiles.

Les deux normands vivent aussi dans le culte d’un grand Homme: OrelSan √©crivant “chaque phrase comme si Michael pouvait voir √ßa[18], affirmant avoir vu mourir la moiti√© de sa jeunesse “en l’an de gr√Ęce MJ+1”[19] l√† o√Ļ Chateaubriand rappelle dans son “G√©nie du Christianisme” la grandeur d’une figure comme celle de Blaise Pascal[20] ou reconnaissant en un Napol√©on Bonaparte, qu’il n’appr√©ciait cependant gu√®re, le « plus puissant souffle de vie qui eut jamais agit√© l'argile humaine »

Comparaison n’est pas raison il est vrai, les deux hommes, inscrits dans leur temps et leur si√®cle d√©veloppent chacun leur individualit√©. Mais ce qu’ils ont √† dire sur leurs g√©n√©rations respectives, ses mots et ses maux incitent fortement a les rapprocher, a les faire correspondre fut-ce « comme de longs √©chos qui de loin se confondent. Dans une t√©n√©breuse et profonde unit√©[21].

Vaste programme certes dont on aura dress√© ici qu’une √©bauche.
 Mais √† l’heure o√Ļ «  l’individualisme syst√©matique, le profit √† n’importe quel prix, le mat√©rialisme, l’emportent sur les forces de l’esprit”[22] √† la grande horreur, semble-t-il, de nos protagonistes, ces br√®ves correspondances  pourront elle participer √† faire  d√©passer les pr√©jug√©s et les querelles de  chapelles (“Chateaubriand c’est le moyen √Ęge!” “Les rappeurs sont tous des voyous braillards”) et √† red√©couvrir la richesse d’une langue qui embellit m√™me l’indicible mal-√™tre, qu’il soit spleen ou seum, et ainsi apaiser, un temps soit peu, les malheurs d’ « une g√©n√©ration d√©senchant√©e »[23] qui fait son √©ternel retour….

écrit par Jacques BELLEZIT


R√©f√©rences : 

[1]J’√©tais presque mort quand je vins au jour. Le mugissement des vagues, soulev√©es par une bourrasque annon√ßant l’√©quinoxe d’automne, emp√™chait d’entendre mes cris : on m’a souvent cont√© ces d√©tails ; leur tristesse ne s’est jamais effac√©e de ma m√©moire. Il n’y a pas de jour o√Ļ, r√™vant √† ce que j’ai √©t√©, je ne revoie en pens√©e le rocher sur lequel je suis n√©, la chambre o√Ļ ma m√®re m’infligea la vie, la temp√™te dont le bruit ber√ßa mon premier sommeil “ (M√©moires d'Outre Tombe, Livre Premier, Fran√ßois-Ren√©, vicomte de Chateaubriand)

[2]"Chez moi, y'a du soleil quarante jours par an
Tu peux passer la plupart de l'ann√©e √† l'attendre […]

      J'connais qu'le bruit d'la pluie, l'odeur du b√©ton mouill√©
Si j'suis parti, c'est parce que j'avais peur de rouiller
Trempé, j'aurais jamais pensé
Qu'le mauvais temps finirait par me manquer
” (“La Pluie” Orelsan)

[3]Descriptif du concert d'Orelsan au printemps de Bourges 2012 : http://edition2012.printemps-bourges.com/fr/programme/orelsan.php

[4] Ph. de Saint Robert dans De Gaulle et ses t√©moins - Rencontres historiques et litt√©raires, Bartillat, 1999, p. 28

[5]René, François-René de Chateaubriand

[6]“Inachev√©s” - Les Casseurs Flowters-

[7]ORELSAN La Peur de l’√©chec -  Perdu d’avance  7th Magnitude / Wagram - 20/02/2009

[8]ORELSAN Suicide Social - Le chant des Sirènes - 7th Magnitude / 3ème Bureau / Wagram26/09/2011

[9]ORELSAN Paradis - 7th Magnitude / 3ème Bureau / Wagram - 05/10/2018

[10]Les Casseurs Flowters  01h16 - Les putes et moi© WARNER CHAPPELL MUSIC FRANCE, 7TH MAGNITUDE, VIZIOZ - 2013

[11]ORELSAN “Jimmy Punchline” -  Perdu d’avance  7th Magnitude / Wagram - 20/02/2009

[12]Voir pour cet √©tat d’esprit ce qu’√©crivit Alfred de Musset dans sa “Confession d’un enfant du si√®cle” : «  le si√®cle pr√©sent, en un mot, qui s√©pare le pass√© de l’avenir, qui n’est ni l’un ni l’autre et qui ressemble √† tous deux √† la fois, et o√Ļ l’on ne sait, √† chaque pas qu’on fait, si l’on marche sur une semence ou sur un d√©bris »

[13]Les Casseurs Flowters Inachev√©s - BO “Comment c’est loin”- 7th Magnitude / 3√®me Bureau / Wagram11/12/2015

[14]ORELSAN Suicide Social - 7th Magnitude / 3ème Bureau / Wagram26/09/2011

[15]ORELSAN “Si Seul” - Le chant des Sir√®nes -7th Magnitude / 3√®me Bureau / Wagram26/09/2011

[16]Les Casseurs Flowters “Si Facile” - BO “Comment c’est loin” 7th Magnitude / 3√®me Bureau / Wagram11/12/2015

[17]ORELSAN “Plus rien ne m’√©tonne” - Le chant des Sir√®nes -  7th Magnitude / 3√®me Bureau / Wagram26/09/2011

[18]ORELSAN “San” - Le chant des Sir√®nes - 7th Magnitude / 3√®me Bureau / Wagram 26/09/2011

[19]ORELSAN “RaelSan” Le chant des Sir√®nes - 7th Magnitude / 3√®me Bureau / Wagram 26/09/2011

[20]Voir √† ce titre l’interessant papier publi√© dans le webzine “Le Rap en France” sur le “divertissement” pascallien dans les chansons d’OrelSan/des Casseurs Flowters : Orelsan, Gringe et Pascal : pens√©es de la mort et de la vie : Orelsan, Gringe et Pascal : pens√©es de la mort et de la vie (lerapenfrance.fr) , 15/07/2016

[21]Charles Baudelaire “Correspondances” in “Les Fleurs du Mal”

[22]Que dire √† un jeune de 20 ans ?  H√©lie de Saint Marc - Texte dit par Jean Piat - CD ,
SECOURS DE FRANCE

[23]Myl√®ne Farmer - D√©senchant√©e  PolydorPolygram Music 18 mars 1991

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