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résumé

mercredi 4 ao√Ľt 2021

ao√Ľt 04, 2021

Le célèbre arbre du Ténéré

 


L'arbre du T√©n√©r√© Situ√© approximativement √† 235 km au nord-est de la ville d’Agadez, au Niger, il faisait office de rep√®re pour les routes des caravanes qui traversaient le d√©sert du T√©n√©r√© au nord-est du Niger. Il s’agit du seul arbre √† avoir √©t√© repr√©sent√© sur une carte au 1/4 000 000e. 

L’arbre du T√©n√©r√© √©tait en fait le dernier survivant d’une for√™t d’acacias qui avait pouss√© dans le coin √† une √©poque o√Ļ les conditions climatiques du d√©sert √©taient plus propices √† la v√©g√©tation. Alors que tous ses cong√©n√®res avaient disparu depuis des d√©cennies, cet acacia vieux de plus de 300 ans gardait, comme par magie, ses racines solidement plant√©es dans le sol. 

Ce fut l’arbre le plus isol√© de la Terre, aucun autre arbre ne se situait √† moins de 400 km. Il √©tait devenu c√©l√®bre dans le monde entier pour les voyageurs du d√©sert, symbole respect√© et visit√© r√©guli√®rement. 

Il faisait notamment office de rep√®re pour les routes des caravanes qui traversaient le d√©sert du Niger. 

Pendant l’hiver 1938-1939, un puits est for√© √† c√īt√© de l’arbre par des militaires fran√ßais pour faciliter le transit des convois militaires dans la r√©gion.

 Il est alors d√©couvert que ses racines atteignent et s'abreuvent dans la nappe phr√©atique, situ√©e plus de 30 m√®tres en dessous de la surface. Malheureusement, son histoire s’ach√®ve tragiquement un soir de novembre 1973, quand un camionneur libyen, sans doute saoul, en reculant, renverse ce miracle de la nature. Aussi fort et robuste soit-il, l’acacia ne survivra pas au choc. Le 8 novembre 1973, l’arbre mort fut transport√© au mus√©e national du Niger, √† Niamey. 

Mais il eut de belles fun√©railles : par camion militaire, il fut transport√© √† Agad√®s puis, peu de temps apr√®s, √† Niamey pour y √™tre expos√© dans le Mus√©e National du Niger, o√Ļ un important mausol√©e sera construit en 1977 au-dessus de ses m√Ęnes. 

Et, consid√©r√© comme un embl√®me immortel du T√©n√©r√©, un timbre poste de la R√©publique du Niger, a comm√©mor√© le premier anniver­saire de son d√©c√®s. Sur place, il fut remplac√© par une sculpture m√©tallique, pour comm√©morer "l’Acacia du T√©n√©r√©", et rappeler aux badauds qu’ici m√™me s’est dress√© pendant des si√®cles, l’un des arbres les plus isol√©s, et les plus aim√©s de la plan√®te.

mardi 3 ao√Ľt 2021

ao√Ľt 03, 2021

Prot√©e - dieu maritime surnomm√© le « Vieillard de la mer »


 Prot√©e, du grec ő†ŌĀŌČŌĄőĶŌćŌā, √©tait un dieu maritime surnomm√© le « Vieillard de la mer ». Il gardait les troupeaux de phoques de Pos√©idon et avait plusieurs enfants. Mais surtout, Prot√©e savait tout sur le pass√©, le pr√©sent et l'avenir. Malgr√© ce don, il gardait toutes ses informations pour lui. Pour profiter d'une partie de son savoir, il fallait l'attraper mais comme la mer, il pouvait prendre toutes les formes qu'il souhaitait. Comment firent les mortels qui eurent affaire √† lui ?

Homère - L'Odyssée, IV, 400-470

Ménélas, le roi de Sparte, raconte à Télémaque comment il put interroger Protée sur son avenir, à l'aide des conseils de la déesse Idothée fille de Protée.

 

« Quand le soleil est parvenu au milieu de la vo√Ľte c√©leste, ce vieillard, l'interpr√®te de la v√©rit√©, conduit par le Z√©phyr, au souffle duquel fr√©mit l√©g√®rement la surface noircie des flots, sort de la mer, et sommeille au bord de grottes fra√ģches et obscures. Autour de lui dort la race de la belle Halosydne tout le peuple des phoques, venu du sein √©cumeux des ondes, et r√©pandant au loin la p√©n√©trante odeur de la profonde mer. L√†, d√®s l'aurore, conduit par moi, tu prendras la place que tu occuperas parmi leurs rangs. Toi, choisis pour ton entreprise trois de tes compagnons les plus intr√©pides ; je vais te d√©voiler tous les artifices du vieillard. Apr√®s avoir compt√© par cinq et fait l'examen de ses phoques, il se couche au milieu d'eux, comme un berger au milieu de son troupeau. D√®s qu'il sommeillera, armez-vous de force et de courage ; tombant sur lui avec imp√©tuosit√©, que vos bras r√©unis l'encha√ģnent et ne lui permettent point de vous √©chapper, malgr√© la violence de ses efforts et de ses combats. Il n'est point de forme o√Ļ l'enchanteur ne se m√©tamorphose ; il se change dans tous les monstres des for√™ts ; il s'√©coule en eau fugitive ; flamme, il jette un √©clat terrible. Vous, n'en soyez point √©pouvant√©s, redoublez de force, et que vos bras l'enlacent de liens toujours plus √©troits. Mais lorsqu'enfin reprenant √† tes yeux sa premi√®re forme, il t'interrogera sur ton dessein, noble h√©ros, ne recours plus √† la violence, et, d√©gageant le vieillard de ses liens, demande-lui quel dieu te pers√©cute, et quelle route tu dois suivre sur les mers pour revoir ta patrie. »

En achevant ces paroles, elle s'√©lance dans les vagues blanchissantes. Pendant que je marche vers mes vaisseaux rang√©s sur les sables de la c√īte, mon cŇďur occup√© de soins s'√©meut comme les flots d'Amphitrite. J'arrive, nous prenons le repas ; la nuit paisible descend des cieux, et nous reposons sur le rivage. D√®s que para√ģt l'Aurore aux doigts de rose, je m'avance le long des bords de l'empire √©tendu de la mer, adressant de ferventes pri√®res aux dieux, et suivi de trois compagnons dont j'avais souvent √©prouv√© la force et l'audace. D√©j√† Idoth√©e, sortie du sein des eaux, avait apport√© la d√©pouille de quatre phoques qu'elle venait d'immoler, et, pr√©parant des pi√®ges √† son p√®re, avait creus√© pour nous des couches dans les sables du rivage. D√®s notre arriv√©e, elle nous place et nous couvre de ces d√©pouilles. Embuscade insupportable ! l'horrible vapeur de ces animaux nourris au fond des mers nous suffoquait : qui pourrait reposer √† c√īt√© d'un phoque ? Mais la d√©esse pr√©vint notre perte ; un peu d'ambroisie qu'elle approcha de nos narines nous ranima par son parfum c√©leste, et an√©antit l'effet de ce poison.

Nous restons avec intr√©pidit√© dans cette embuscade, jusqu'√† ce que le soleil ait accompli la moiti√© de sa course. Enfin les animaux marins sortent en foule des eaux, et se couchent avec ordre le long du rivage. Le vieillard, qu'am√®ne l'heure de midi, sort aussi de la mer, porte ses pas autour de ses troupeaux, et, satisfait de les voir florissants, il les compte, nous comprenant des premiers dans ce d√©nombrement, sans soup√ßonner aucune ruse ; puis il s'√©tend √† son tour sur la rive, et sommeille. Soudain nous nous pr√©cipitons sur lui avec des cris terribles, et nos bras le serrent comme de fortes cha√ģnes. Il ne met pas en oubli ses artifices. D'abord lion, il secoue une crini√®re h√©riss√©e ; bient√īt il est un dragon terrible, un l√©opard furieux, un sanglier √©norme ; il s'√©coule en eau rapide ; arbre, son front touche les nues. Nous demeurons sans √©pouvante, et redoublons d'efforts pour le dompter.

Las enfin de ce combat, quoique si f√©cond en ruses : « √Ē fils d'Atr√©e, me dit le vieillard, quel dieu t'enseigna l'art de me surprendre par ces emb√Ľches et de me vaincre ? Que pr√©tends-tu de moi ? - Tu le sais, √ī vieillard, lui r√©pondis-je : pourquoi me tendre de nouveaux pi√®ges ? Captif depuis longtemps dans cette √ģle, je ne vois aucun moyen de terminer mes maux ; mon cŇďur est d√©vor√© de peines. Daigne m'apprendre (rien n'√©chappe √† l'oeil des immortels) quelle divinit√© m'a ferm√© la route qui peut me conduire √† travers l'humide √©l√©ment dans ma patrie. »

 

 

Virgile - Les Géorgiques, IV, 418-449

Le berger Aristée vient de perdre inexplicablement ses abeilles et se plaint de son sort à sa mère, la nymphe Cyrène. Celle-ci lui conseille d'aller consulter le devin Protée, mais le prévient que la consultation ne sera pas de tout repos...

Est specus ingens
exesi latere in montis, quo plurima vento
cogitur inque sinus scindit sese unda reductos,
deprensis olim statio tutissima nautis ;
intus se vasti Proteus tegit obice saxi.
Hic juvenem in latebris aversum a lumine Nympha
collocat ; ipsa procul nebulis obscura resistit.
Jam rapidus torrens sitientes Sirius Indos
ardebat, caelo et medium sol igneus orbem
hauserat ; arebant herbae et cava flumina siccis
faucibus ad limum radii tepefacta coquebant :
cum Proteus consueta petens e fluctibus antra
ibat ; eum vasti circum gens umida ponti
exsultans rorem late dispergit amarum.
Sternunt se somno diversae in litore phocae.
Ipse, velut stabuli custos in montibus olim,
vesper ubi e pastu vitulos ad tecta reducit,
auditisque lupos acuunt balatibus agni,
considit scopulo medius numerumque recenset.
Cujus Aristaeo quoniam est oblata facultas,
vix defessa senem passus componere membra
cum clamore ruit magno manicisque jacentem
occupat. Ille suae contra non immemor artis
omnia transformat sese in miracula rerum,
ignemque horribilemque feram fluviumque
                                             [liquentem.
Verum ubi nulla fugam reperit fallacia, victus
in sese redit atque hominis tandem ore locutus :
« Nam quis te, juvenum confidentissime, nostras
jussit adire domos ? Quidve hinc petis ? » inquit.
                                                       [At ille :
« Scis, Proteu, scis ipse ; neque est te fallere
                                                       [quicquam
sed tu desine velle. Deum praecepta secuti
venimus hinc lapsis quaesitum oracula rebus. »

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Il est une grotte immense, au flanc d'un mont rong√© par les flots, o√Ļ l'onde, pouss√©e par le vent, s'engouffre et se replie en des vagues sinueuses, autrefois rade tr√®s s√Ľre pour les marins surpris. C'est au fond de cette grotte que Prot√©e s'abrite derri√®re le vaste rocher. C'est l√†, dans une cachette, que la Nymphe place son fils, le dos tourn√© √† la lumi√®re ; elle se tient √† distance, invisible dans les nu√©es. D√©j√† le vorace Sirius qui br√Ľle les Indiens alt√©r√©s s'enflammait dans le ciel, et le soleil en feu avait √† demi √©puis√© son cercle ; les herbes se dess√©chaient et les rayons cuisaient les cavit√©s des fleuves, chauff√©s jusqu'au limon dans leurs gorges √† sec, comme Prot√©e, gagnant du sein des flots son antre accoutum√©, s'avan√ßait : autour de lui, la gent humide de la vaste mer en bondissant disperse au loin l'am√®re ros√©e. Les phoques, sur le rivage, s'√©tendent √ß√† et l√† pour dormir ; lui, tel que parfois un gardien d'√©table sur les monts, lorsque le soir ram√®ne du p√Ęturage les veaux vers les √©tables, et que les agneaux aiguisent l'app√©tit des loups en faisant entendre leurs b√™lements, assis sur un rocher au milieu de son troupeau, il le compte et le passe en revue.

Arist√©e, voyant cette occasion offerte, laisse √† peine le temps au vieillard d'allonger ses membres fatigu√©s ; il s'√©lance √† grands cris, et le saisit par terre et lui passe les menottes. Prot√©e, de son c√īt√©, n'oublie pas ses artifices, il se transforme en toutes sortes d'objets merveilleux, feu, b√™te horrible, eau limpide qui s'enfuit.

Mais comme aucun subterfuge n'aboutit √† le sauver, vaincu, il redevient lui-m√™me, et parlant enfin d'une voix humaine : « Qui donc, jeune homme pr√©somptueux entre tous, t'a fait ainsi affronter nos demeures ? Que demandes-tu ici ? » dit-il. Mais Arist√©e alors : « Tu le sais, Prot√©e, tu le sais mieux que personne, et il n'est au pouvoir de quiconque de te tromper; mais toi aussi cesse de vouloir le faire. C'est en suivant les conseils des dieux que nous sommes venus chercher ici un oracle pour nos vicissitudes. »

 

 

Protée
Gravure de l'Historia deorum fatidicorum de Pierre Mussard
1675
Bibliothèque de Lyon

 

Cette gravure se trouve avec beaucoup d'autres dans un livre de la fin du XVIIe si√®cle consacr√© aux dieux, proph√®tes et sibylles qui ont pr√©dit l'avenir. Prot√©e porte une longue peau d’animal, repr√©sentant sa force. Il tient un vase d'o√Ļ sort du feu. Autour de lui, quelques oiseaux, de la v√©g√©tation et un Sphinx. Nous pouvons donc en d√©duire que Prot√©e est repr√©sent√© comme un roi d’√Čgypte, conform√©ment aux versions non hom√©riques de la guerre de Troie, par exemple celles d'H√©rodote et d'Euripide.

   

 

ao√Ľt 03, 2021

Les Versets Satanique - Salman Rushdie


 Qui a lu ce livre ? Que pensez-vous?

✒Oublions les scandales li√©s √† ce roman et lisons-le pour avoir notre propre critique.

Sujet d'une fatwa de l'ayatollah Khomeini en 1989, √† la suite de la publication de son roman Les Versets sataniques (Gallimard), Salman Rushdie est devenu un symbole de la lutte pour la libert√© d'expression et contre l'obscurantisme religieux. L’histoire mouvement√©e et hallucinante de ce roman ne doit pas le r√©duire √† un livre contre, ni m√™me sur, la religion. L’√©crivain nous entra√ģne dans un imaginaire tr√®s personnel, riche et complexe.
750 pages √† d√©vorer sans mod√©ration pour d√©couvrir ce chef d’Ňďuvre loin des pol√©miques qui ont fait couler beaucoup d’encre !
Et c’est l’√©t√© ! Raison de plus pour lire des pav√©s.
#Les_Versets_sataniques

Histoire de ce livre :

Le roman, d'environ 500 pages, est une Ňďuvre complexe s'inspirant de faits r√©els (l'attentat contre un avion d'Air India en 1985, les √©meutes de Brixton en 1981 et 1985, la ferveur populaire autour de l'acteur indien Amitabh Bachchan √† la suite d'un accident de tournage en 1982, la noyade tragique en 1983 de plusieurs adeptes chiites d'un illumin√© qui les avait convaincus que la mer allait s'ouvrir devant eux, la r√©volution iranienne de 1979), de r√©f√©rences biographiques portant sur l'auteur lui-m√™me ou son entourage, ainsi que de faits historiques inspir√©s de la vie du proph√®te Mahomet, l√©gendaires (tel l'√©pisode dit des versets sataniques, expliqu√© plus bas, qui donne son titre au livre et qui n'occupe que trois paragraphes du roman) ou imaginaires. Il repose sur un th√®me central qu'on retrouve dans d'autres ouvrages de l'auteur : le d√©racinement de l'immigr√©, d√©chir√© entre sa culture d'origine dont il s'√©loigne et la culture de son pays d'accueil qu'il souhaite ardemment acqu√©rir, et la difficult√© de cette m√©tamorphose. Le roman √©tablit des ponts entre Inde et Grande-Bretagne, pass√© et pr√©sent, imaginaire et r√©alit√©, et aborde de nombreux autres th√®mes, la foi, la tentation, le fanatisme religieux, le racisme, les brutalit√©s polici√®res, les provocations politiques, la maladie, la mort, la vengeance, le pardon, etc.

Il est constitu√© de neuf chapitres. Les chapitres impairs d√©crivent les p√©r√©grinations des deux personnages principaux, Gibreel , Farishta et Saladin Chamcha. Les chapitres pairs sont les narrations des r√™ves et cauchemars de Gibreel Farishta. Ce dernier, un acteur renomm√© du cin√©ma indien, perd la foi √† la suite d'une maladie et s'enfuit en Angleterre √† la recherche d'une jeune femme qu'il a connue peu de temps auparavant. Saladin Chamcha est √©galement d'origine indienne, mais est dot√© d'un passeport britannique, et dans toute son √Ęme se veut britannique. Sa couleur de peau le fait se heurter aux pr√©jug√©s et il gagne sa vie par le talent qu'il a de contrefaire sa voix. Se retrouvant tous deux dans un vol √† destination de Londres, ils sont les seuls survivants d'un attentat terroriste. Arrivant indemnes sur une plage, ils sont confront√©s √† la police qui les soup√ßonne d'√™tre des immigr√©s clandestins, mais seul Saladin Chamcha, pourtant le plus « britannique » des deux, consid√©r√© comme le plus suspect, est arr√™t√© sans m√©nagement, sans que Gibreel Farishta esquisse le moindre geste de solidarit√©. Les deux hommes, d√©sormais s√©par√©s, et se vouant r√©ciproquement une animosit√© certaine, vont √©voluer chacun de leur c√īt√© au cours du roman, avant de se confronter l'un √† l'autre.

Gibreel Farishta, objet d'hallucinations, fait plusieurs r√™ves. Ceux-ci font r√©f√©rence aux d√©buts des pr√©dications d'un proph√®te monoth√©iste, Mahound (figurant Mahomet de mani√®re comique), dans la ville de Jahiliya (nomm√©e ainsi en r√©f√©rence √† la j√Ęhil√ģya) et les pressions auxquelles il est soumis, √† un imam exil√© d'un pays o√Ļ il revient √† la suite d'une r√©volution pour y d√©vorer son peuple (allusion √† l'ayatollah Khomeini, qui explique l'acharnement que l'Iran portera contre l'auteur), √† une jeune fille qui convainc son village de se rendre √† La Mecque en traversant √† pied sec la mer d'Arabie. Ce sont certains passages de ces chapitres qui susciteront la col√®re d'une partie du monde musulman. 

Le a eu lieu au th√©√Ętre Hans Otto √† Potsdam en Allemagne la premi√®re mondiale sur sc√®ne des Versets sataniques. La mise en sc√®ne est de Uwe Laufenberg et la pi√®ce dure pr√®s de quatre heures. En 2012, Salman Rushdie relatera les √©v√©nements qui ont boulevers√© sa vie dans une autobiographie, Joseph Anton, pseudonyme qu'il a choisi par n√©cessit√© d'anonymat et faisant r√©f√©rence √† ses deux √©crivains pr√©f√©r√©s, Joseph Conrad et Anton Tchekhov. Le Figaro note : « Il y raconte la terreur du quotidien, le sentiment d'injustice et de frustration, les changements de planque chaque semaine, l'humiliation de devoir porter une perruque, le parcours du combattant pour continuer √† voir son fils, l’impossibilit√© de construire une vie de couple, et ce m√©lange √©trange d’absolue solitude et d’absence d’intimit√©. "Je n’√©tais pas habitu√© √† voir quatre policiers dans ma cuisine, c’√©tait quasiment de la claustrophobie" ».

A posteriori, Salman Rushdie juge que si √† l'√©poque cette fatwa « sonnait comme un micro-√©v√®nement », elle √©tait en r√©alit√© « l'un des plus grands d√©fis que lan√ßait l'islam √† l'Occident », en lien avec le d√©veloppement d'un terme inconnu jusque l√† : « Un nouveau mot avait √©t√© invent√© pour permettre aux aveugles de rester aveugles : islamophobie ». Cet √©pisode s'inscrit par ailleurs dans une histoire marqu√©e, plus tard, par d'autres √©v√®nements du m√™me ordre, comme l'assassinat de Theo van Gogh et √† l'attentat contre Charlie Hebdo

Extrait: 

L'√ätre Supr√™me ne se montre jamais ; ce qui revient sans cesse c'est cette sc√®ne, le Proph√®te envo√Ľt√©, l'expulsion, le cordon de lumi√®re, et Gibreel dans son double r√īle √† la fois en-haut-observant-en-bas. Et tous deux √† moiti√© morts de peur par cette transcendance. Gibreel se sent paralys√© par la pr√©sence du Proph√®te, par sa grandeur, il se dit je suis incapable de prononcer une parole j'aurais l'air d'un sacr√© imb√©cile. Le conseil de Hamza : ne montre jamais ta peur : les archanges ont autant besoin de ce conseil que les porteurs d'eau. Un archange doit avoir l'air calme, que penserait le Proph√®te si l'Exalt√© de Dieu commen√ßait √† bafouiller de trac ? 

 

lundi 2 ao√Ľt 2021

ao√Ľt 02, 2021

Pourquoi Jacques de Molay a-t-il √©t√© br√Ľl√© ?

 En Litt√©rature et soci√©t√©, nous avons visionn√© le film Le Nom de la Rose de Jean-Jacques Annaud. Les deux personnages principaux, Guillaume de Baskerville et son jeune novice Adso, enqu√™tent sur une affaires de morts myst√©rieuses au sein d'une abbaye b√©n√©dictine du nord de l'Italie.

Sur la photographie ci-dessus, nous assistons √† la tenue d'un tribunal d'Inquistion, avec l'inquisiteur Bernardo Gui, qui a pour but de combattre les h√©r√©sies. Au terme de ce proc√®s, l'inquisiteur condamne au b√Ľcher deux h√©r√©tiques et une jeune fille qu'il accuse de sorcellerie sans qu'elle ait eu l'occasion de se d√©fendre des accusation port√©es √† son √©gard.

Mais vous allez voir que Jacques de Molay, le grand ma√ģtre des Templiers, a subi le m√™me sort que ces trois personnages, mais pour bien d'autres raisons et dans d'autres circonstances.

 I. Les Templiers 

Tout d'abord, il faut savoir que les Templiers forment un ordre militaire et religieux chrétien qui dépend du pape, fondé en 1118 à Jérusalem. Son but est de protéger les pèlerins participant au pèlerinage à Jérusalem sur le tombeau de Jésus, contre les attaques des guerriers musulmans. Les Templiers sont donc à la fois des moines et des soldats.

Durant sa p√©riode d’existence, de 1129 √† 1312, l’ordre du Temple a √©t√© dirig√© par vingt-trois ma√ģtres.

Les Templiers sont recrutés dans la noblesse et parmi les hommes libres non nobles. Il faut avoir plus de dix-huit ans, ne pas être fiancé, ni membre d'un autre ordre, pour demander l'entrée dans l'ordre. De plus, il ne faut pas être endetté, et être sain de corps et d'esprit.

D√®s lors, les Templiers, comme les moines, prononcent les vŇďux de pauvret√©, chastet√© et ob√©issance.

Le vêtement du Templier

En ce qui concerne leur tenue vestimentaire, il est important que les fr√®res soient habill√©s de fa√ßon r√©glementaire : manteaux blancs pour les fr√®res chevaliers issus de la noblesse, symbole de leur puret√© de corps et leur chastet√©, et manteaux bruns pour les fr√®res servants non nobles. Les robes fournies par le drapier de l'ordre devaient √™tre sans superflu, sans fourrures ni ornements, ni trop longues, ni trop courtes. Une croix vermeille √©tait souvent cousue sur leur v√™tement, au niveau du cŇďur ou sur l'√©paule : elle indiquait leur appartenance √† la chr√©tient√©, et la couleur rouge rappelait le sang vers√© par le Christ. Cette croix exprimait aussi le vŇďu permanent de croisade √† laquelle les Templiers s'engageaient √† participer √† tout moment.

 

La vie quotidienne des Templiers

C'√©tait une vie partag√©e entre les temps de pri√®res, la vie collective, l’entra√ģnement militaire, l'accompagnement et la protection des p√®lerins, la gestion des biens, le commerce, la r√©colte des taxes et imp√īts dus √† l'ordre, le contr√īle du travail des paysans sur les terres de l'ordre, la diplomatie, la guerre et le combat contre les infid√®les.

 

Les Templiers et leurs rapport avec l'argent

Pour payer les frais de fonctionnement de l'ordre et les dépenses de leurs activités militaires en Orient, les Templiers devaient exercer une activité économique, commerciale et financière.

Ils développèrent donc un vaste commerce de produits de luxe dans toute l'Europe. Ils savaient gérer leurs biens de façon efficace. Ils prêtaient de l'argent aux pèlerins, croisés, marchands, congrégations monastiques, clergé, rois, princes, etc. En France, ils étaient aussi gardiens du trésor royal. Ils possédaient donc d'immenses richesses.


II. Jacques de Molay

A pr√©sent, penchons nous davantage sur le sort de Jacques de Molay, 23e et dernier ma√ģtre de l'Ordre.

Après avoir combattu en Terre sainte, Jacques de Molay est élu à la tête de l'ordre en 1292. A cette date, l'ordre est en crise après la perte de Saint-Jean d'Acre en mai 1291. La défense de ce lieu étant la raison d'être des Templiers, leur réputation est alors affaiblie.

Jacques de Molay consacre son magistère à réorganiser l'ordre, à préparer la reconquête des lieux saints. Mais il échoue, ce qui marque la fin de la présence chrétienne en Terre sainte et de la vocation des Templiers à protéger les pèlerins.

En Occident, les Templiers sont encore tr√®s nombreux, mais l'ordre y est devenu impopulaire.  On lui reproche les avantages octroy√©s par le pape, les donations qu'il re√ßoit, et son activit√© financi√®re. Si individuellement, les Templiers ne sont pas riches, beaucoup d'argent est en effet pass√© entre les mains de l'ordre, d√©positaire du tr√©sor royal et qui assurait les transferts d'hommes et de fonds de l'Occident vers l'Orient. Sont √©galement d√©nonc√©s son orgueil, son √©chec en Terre sainte et sa rivalit√© avec les Hospitaliers, ordre avec lequel ils refusent de fusionner.

III. La chute des Templiers

Peu apr√®s son arriv√©e, le grand ma√ģtre re√ßoit des nouvelles inqui√©tantes : le roi de France Philippe le Bel serait en train d'accumuler des charges contre son ordre. L'id√©e de d√©truire le Temple √©tait d√©j√† pr√©sente dans l'esprit du roi de France, mais il manquait de preuves et d'aveux afin d'entamer une proc√©dure.

Ce fut chose faite gr√Ęce √† un atout majeur d√©nich√© par Guillaume de Nogaret en la personne d'un ancien Templier ren√©gat, qui se serait confess√© √† lui en accusant l'ordre d'h√©r√©sie, d'outrage √† la personne du Christ, d’idol√Ętrie et de rites obsc√®nes.

Pour couper court √† ces rumeurs, Jacques de Molay demande une enqu√™te pontificale √† Cl√©ment V, qui la lui accord le 24 ao√Ľt 1307.

Jacques de Molay ne semble pas prendre trop au sérieux les menaces françaises. L'enquête par Guillaume de Nogaret n'ayant recueilli que des témoignages provenant de Templiers chassés de l'ordre à cause de leur mauvaise conduite, il considère que leur parole est de peu de poids.

 

Mais le 13 octobre 1307, Philippe le Bel, connu pour sa piété et encouragé par ses conseillers, fait arrêter les Templiers et saisir leurs biens.

A cette nouvelle, le pape Cl√©ment V se pr√©cipite √† Poitiers afin de commander la tenue d'un consistoire. Celui-ci dure plusieurs jours, et le pape d√©cide finalement de s'opposer au roi, √† qui il √©crit pour signifier son indignation devant l’arrestation des Templiers et le m√©pris dont le roi a fait preuve en agissant de la sorte.

 

Les interrogatoires et le dernier combat des Templiers

Dans toute la France, des Inquisiteurs interrogent et torturent plus de 138 templiers. Philippe le Bel triomphe, car nombreux sont ceux qui passent aux aveux. Jacques de Molay lui aussi avoue une partie des crimes : reniement et crachat lors de son admission en 1265. Ces aveux portent un coup d√©cisif √† la r√©putation du Temple.

Cependant Clément V considère avec méfiance la fiabilité de ces aveux et il envoie deux cardinaux interroger directement Jacques de Molay, Philippe le Bel refuse, et le pape doit le menacer d'excommunication pour qu'il finisse par céder.

Donc le 27 d√©cembre 1307 le grand ma√ģtre clame son innocence devant les cardinaux.

Jacques de Molay reste aux mains du roi, √† Chinon. Les cardinaux l'interrogent de nouveau en ao√Ľt 1308, et selon le proc√®s verbal il change encore de discours : il revient √† ses premiers aveux. Les cardinaux l'absolvent et le r√©int√®grent dans l'unit√© de l’√Čglise.

Ayant √©t√© pardonn√©, il est d√©sormais li√© √† ses aveux. En cas de nouvelle r√©traction, il risque d√©sormais le b√Ľcher, en √©tant d√©clar√© relaps.

Un an plus tard, le 26 novembre 1309, il compara√ģt devant la commission pontificale, en pr√©sence de Guillaume de Nogaret. Il tente √† nouveau de se d√©fendre, et appara√ģt surpris √† la lecture de ses aveux. Il refuse de parler davantage devant les commissaires et r√©clame d'√™tre conduit directement au pape. Mais il ne sera plus interrog√©. Il n'est pas prouv√© qu'il ait √©t√© tortur√© mais plusieurs lettres contemporaines l'affirment, et cela pourrait expliquer ces revirements.

L'erreur du grand ma√ģtre a sans doute √©t√© de se reposer enti√®rement sur Cl√©ment V. Celui-ci a bien tent√© de le d√©fendre dans un premier temps, mais a fini par pr√©f√©rer un compromis avec le puissant roi de France, au d√©triment des Templiers.

Le concile de Vienne

Le concile de Vienne qui se tient le 16 octobre 1311 au sein de la cath√©drale Saint-Maurice de Vienne, a trois objectifs : statuer sur le sort de l'ordre, discuter de la r√©forme de l’√Čglise et organiser une nouvelle croisade.

Pour ce qui est du sort des Templiers et de leurs biens, le pape fulmina deux bulles :

  • Ad providam, le 2 mai 1312, concernant les biens du Temple, qui furent l√©gu√©s en totalit√© √† l'ordre de l'H√īpital et donc mis hors de port√©e du roi de France.
  • et Considerantes dudum le 6 mai 1312, d√©terminant quant √† elle le sort des hommes.

Ceux qui avaient avou√© ou avaient √©t√© d√©clar√©s innocents se verraient attribuer une rente et pourraient vivre dans une maison de l'ordre. Mais tous ceux qui avaient ni√© ou s'√©taient r√©tract√©s, subiraient un ch√Ętiment s√©v√®re.

Le sort des dignitaires de l'ordre du Temple restait toutefois entre les mains du pape.

Le procès et l'exécution des dignitaires

En d√©cembre 1313, le pape nomme une nouvelle commission de trois cardinaux pour juger les quatre dignitaires. Mais  en mars 1314, Jacques de Molay et Geoffroy de Charnay reviennent sur leurs aveux et clament leur innocence et celle du Temple. Ils sont condamn√©s au b√Ľcher, comme relaps, pour √™tre retomb√©s dans leurs erreurs. Philippe le Bel les livre alors aux flammes le jour m√™me, sur l'√ģle aux Juifs.

Geoffroi de Paris (clerc royal), pr√©sent lors de l'ex√©cution, rapporte l'attitude et les derni√®res paroles du grand ma√ģtre :

Le ma√ģtre, qui vit le feu pr√™t, s'est d√©pouill√© imm√©diatement sans peur, et se mit tout nu en sa chemise. Il ne trembla √† aucun moment, bien qu'on le tire et bouscule. Ils l'ont pris pour le lier au poteau, et lui, souriant et joyeux, se laisse faire. Ils lui attachent les mains, mais il leur dit : « Seigneurs au moins, laissez-moi joindre un peu mes mains, et vers Dieu faire oraison. Car c'en est le temps et la saison. Je vois ici mon jugement, ou mourir me convient librement. Dieu sait qui a tort et a p√™ch√©, le malheur s'abattra bient√īt sur ceux qui nous condamnent √† tort. Dieu vengera notre mort. Seigneur, sachez que, en v√©rit√©, tous ceux qui nous sont contraires par nous auront √† souffrir. En cette foi je veux mourir. Voici ma foi, et je vous prie, que devers la Vierge Marie, dont notre Seigneur le Christ fut n√©, mon visage vous tournerez ».On lui a accord√© sa requ√™te. Et la mort le prit si doucement que chacun s'en √©merveilla.

 

IV. Les raisons de la chute des Templiers

La chute de l'ordre du Temple fait l'objet d'une polémique. Elle serait le fait du roi de France Philippe de Bel, qui aurait agi dans le but unique de s'approprier le trésor des Templiers. Cependant, les raisons pour lesquelles l'ordre a été éliminé sont beaucoup plus complexes et celles que je vais vous exposer n'en représentent probablement qu'une partie.

  • L'une des premi√®res raisons fut la perte de la ville de Saint-Jean d'Acre, qui entra√ģna celle de la Terre sainte. En effet, les crois√©s perdirent Acre √† l’issue d'un si√®ge sanglant. A la suite de quoi la question de l'utilit√© de l'ordre du Temple s'est pos√©e car il avait √©t√© cr√©√© √† l'origine pour d√©fendre les p√®lerins allant √† J√©rusalem sur le tombeau du Christ. Ayant perdu la Terre sainte, et donc la raison m√™me de leur existence, une partie de l'ordre se pervertit.
  • Certes, l'accusation d'h√©r√©sie √©tait infond√©e. Mais comme dans toute collectivit√©, il existait des comportements individuels d√©viants et des traditions parfois malsaines.
  • Cependant, pour nombre d'historiens, les motivations du roi de France sont ailleurs. Philippe le Bel est le dernier des Cap√©tiens ; la souverainet√© de l’√Čtat commence √† s'affirmer. Pour lui, une institution ind√©pendante et internationale de 15 000 hommes est une menace.
  • Enfin certains historiens pr√™tent une part de responsabilit√© dans la perte de l'ordre √† Jacques de Molay lui-m√™me. En effet, suite √† sa d√©faite √† Acre, le projet d'une croisade germa dans l'esprit de certains roi chr√©tiens, et surtout dans celui du pape Cl√©ment V, qui d√©sirait √©galement une fusion des deux ordres militaires les plus puissants de Terre sainte. Ce que refusa le ma√ģtre, qui craignait que l'ordre du Temple ne soit fondu dans celui des Hospitaliers.

 

V. La malédiction des rois maudits, lancée par Jacques de Molay

Cette l√©gende a inspir√© au romancier Maurice Druon l'√©criture de son roman historique, Les Rois maudits. Il s'agirait d'une mal√©diction que Jacques de Molay aurait prononc√©e sur le b√Ľcher :

« Pape Cl√©ment !… Chevalier Guillaume !… Roi Philippe !… Avant un an, je vous cite √† para√ģtre au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste ch√Ętiment ! Maudits ! Maudits ! Maudits ! Tous maudits jusqu’√† la treizi√®me g√©n√©ration de vos races ! »

 

ao√Ľt 02, 2021

Comment ne pas aimer le film "Le cercle des poètes disparus" ?

 Comment ne pas aimer ce film?

ūüĒī"Le cercle des po√®tes disparus"
 
✒Todd Anderson, un gar√ßon plut√īt timide, est envoy√© dans la prestigieuse acad√©mie de Welton, r√©put√©e pour √™tre l'une des plus ferm√©es et aust√®res des √Čtats-Unis, l√† o√Ļ son fr√®re avait connu de brillantes √©tudes. C'est dans cette universit√© qu'il va faire la rencontre d'un professeur de lettres anglaises plut√īt √©trange, Mr Keating, qui les encourage √† toujours refuser l'ordre √©tabli. Les cours de Mr Keating vont bouleverser la vie de l'√©tudiant r√©serv√© et de ses amis.
Ce film est pour moi l'un des chefs d'Ňďuvres du 7√®me art. Il regroupe tout, des sc√®nes comiques, tristes, culturels, actions,.... De plus, les acteurs sont √©poustouflants men√©s par un Robin Williams de tr√®s grande classe. Film exceptionnel.
 ✒Je me contenterais de reprendre deux r√©pliques de ce que le fameux professeur Keating dit et apprend √† ses √©l√®ves comme √† nous, les spectateurs, dans ce long-m√©trage formidable de Peter Weir : "√Ē moi, √ī la vie, tant de questions qui m'assaillent sans cesse. Ces interminables cort√®ges d'incroyants. Ces cit√©s peupl√©es de sots. Qu'y a-t'il de beau en cela ? √Ē moi, √ī la vie ?" R√©ponse : Que tu es ici. Que la vie existe ! Et l'identit√©. Que le prodigieux spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime. Que le prodigieux spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime. Quelle sera votre rime ?"
Et enfin, les deux mots latin qui donne tout un sens à ce film : "CARPE DIEM" ! Que l'on traduit par "profitez du jour présent", ce qu'on se doit de tous faire car la vie est trop courte pour réfléchir indéfiniment et se tracasser alors qu'il y a tant à faire.

 
ao√Ľt 02, 2021

L'Algérie était-elle une province autonome de l'empire ottoman ou une colonie ?


 

L'#Algérie était-elle une province autonome de l'empire ottoman ou une colonie ?
 
ūüĒīDurant les 3 si√®cles de la pr√©sence Ottomane en Alg√©rie (ou appelons les choses par leur nom : occupation Turque), il y eu des dizaines de r√©voltes contre l'occupant, notamment √† cause des diff√©rences sociales ; les Turcs √©taient la classe sup√©rieure, suivis des Kouloughlis (issus des mariages entre les Turcs et les Amazighs), puis venaient enfin les autochtones en bas de la liste. Et ces derniers √©taient souvent forc√©s √† payer des taxes tr√®s lourdes, ce qui les poussait √† se r√©volter. D'ailleurs, entre 1671 et 1830, environ un dey sur deux prend le pouvoir apr√®s l’assassinat de son pr√©d√©cesseur.
 Parmi ces r√©voltes/ guerres de r√©sistance :
 
– La guerre entre les Zianides et les Ottomans (1516 - 1556), notamment, la bataille de Tlemcen en 1518, o√Ļ Arroudj Barberousse (venu conqu√©rir la ville pour l'annexer √† l'empire Ottoman) fut tu√©.
– La guerre entre Sidi Ahmed Oulkadi (roi de Koukou en grande Kabylie) et Khayreddine Barberousse (1520 - 1527), o√Ļ les Kabyles avaient r√©ussi √† reprendre Alger des Ottomans en 1520, avant que ces derniers la reprennent en 1527, juste au lendemain de l'assassinat de Ahmed Oulkadi par des Kabyles de l'autre royaume : Ath Abbas (qui √©tait √† l'√©poque alli√© aux Ottomans).
РEn 1542, les habitants de Biskra repoussent l'invasion Ottomane menée par Hassan Pacha (le fils de Khayreddine Barberousse).
– La guerre entre le Sultanat de Touggourt et les Ottomans (men√©s par Salah Ra√Įs), entre 1552 et 1554, qui se termine par la d√©faite de Touggourt, qui est forc√©e √† payer un lourd tribut (Jizya), mais n'est pas annex√©e (le Sultanat de Touggourt restera ind√©pendant jusqu'√† son invasion par les Fran√ßais en 1881).
РLa révolte des Chaouis dans l'Aurès en 1566, menée par une femme du nom de Fatma Tazougaght (Fatma la rouquine).
– La r√©volte des Kabyles en 1609, o√Ļ ils envahissent la plaine de Metidja et menacent Alger, avant d'√™tre repouss√©s.
РLa révolte de Ouled Bou Anoun à Constantine, de 1667 à 1668.
РLe révolte de l'Aurès et Sétif (par les tribus des Righas, Ouled Sellam et Ouled Soltane) entre 1705 et 1708.
РLa révolte de Hanencha à Souk Ahras en 1710.
РLa révolte des Ouled Soltane dans l'Aurès en 1755.
РLa révolte des Kabyles en 1758, qui se transforma en guerre qui dura jusqu'à 1770.
РEn 1805, une révolte commença en Kabylie, avant de s'étendre dans tout le nord Algérien. Elle se solda par la désignation d'un nouveau Dey, mais les révoltes continuèrent dans la vallée de la Soummam jusqu'en 1813 (8 ans durant lesquels 4 Deys ont été assassiné l'un après l'autre).
– La r√©volte d'Oran en 1808, men√©e par un chef Berb√®re du nom de Ben Cherif. Ce dernier r√©ussit √† contr√īler un territoire allant d'Oujda jusqu'√† Miliana, avant d'√™tre vaincu en 1815.
РLa révolte de Sidi Mohieddine El-Hassani (le père de l'émir Abdelkader) en 1815 dans toute l'Oranie.
РLa révolte des Iflissen (une grande tribu en Kabylie) en 1816.
РLes guerre interminables des Mokrani (la dynastie qui gouvernait le royaume de Ath Abbas en Kabylie) contre les Ottomans, qui durèrent du 16ème siècle jusqu'au début de la colonisation Française de 1830 (le royaume de Ath Abbas survivra jusqu'en 1857, puis les Mokrani tenteront de le restaurer lors de leur révolte de 1871).

 
 Nos h√©ros locaux (et ceux que l'histoire a oubli√©) m√©ritent qu'on se souvienne d'eux et qu'on les honore, au lieu de les √©clipser .
ao√Ľt 02, 2021

Toblerone, lune des barres de chocolat les plus emblématiques du monde et son histoire dépasse 100 ans, récemment cerftifié Halal


 Toblerone est une marque de chocolat d'origine suisse cr√©√©e par Theodor Tobler en 1908 et actuellement d√©tenue par le groupe am√©ricain Mondelez International, issu d'une scission de l'am√©ricain Kraft Foods qui avait acquis la marque en 1990.

 Le nom « Toblerone » provient de l'association du nom de l'entreprise Tobler et du mot « torrone » nom italien du nougat au miel et aux amandes.

En 1867, Jean Tobler ouvre son premier magasin, la Confiserie sp√©ciale, √† la Mittelstrasse (dans le quartier L√§nggasse) de Berne. En 1899, la demande des produits en chocolat Tobler prend de telles dimensions que Jean Tobler d√©cide d'ouvrir sa propre fabrique de chocolat. Avec ses fils, il ouvre la fabrique de chocolat bernoise Tobler & Cie, et son fils Theodor (1876-1941) prend la t√™te de l'entreprise l'ann√©e suivante. En 1908, les chocolatiers Theodor Tobler (fils de Jean) et son cousin Emil Baumann (1883–1966, chef de fabrication de Tobler), apr√®s un voyage en France durant lequel ils ont go√Ľt√© du nougat, inventent le Toblerone : c'est la premi√®re barre chocolat√©e de l'histoire. Emil Baumann met au point la recette dans sa propre cuisine, la recette est brevet√©e le

 Toblerone appara√ģt dans le Livre Guinness des records avec la plus grosse barre chocolat√©e du monde, d'un poids de 7 kilos.

Depuis , sans changer la recette mais en ajustant les ingrédients et les méthodes de production (évitant les contacts avec les dérivés porcins et l'alcool), Toblerone est certifié halal.

Le Toblerone est fabriqué à partir de certaines des meilleures matières premières du monde entier. Réveillez vos papilles gustatives et plongez dans l'expérience gustative unique de Toblerone.


 

mercredi 28 juillet 2021

juillet 28, 2021

Justinien I, dit "le grand


 Justinien I, √©galement connu sous le nom de Justinien "le grand", √©tait empereur de l'Empire byzantin de 527 √† 565 CE. 

 Il est n√© vers 482 de notre √®re dans le village d'Illyrie en Tauresium, aujourd'hui situ√© en Mac√©doine du Nord. 

 Justinien, son oncle, √©tait l'empereur Justin Ier, ce qui permit √† Justinien d'√™tre un jour le nouvel empereur de l'Empire byzantin. Pendant le r√®gne de son oncle, Justinien a assum√© plusieurs r√īles importants dans l'√Čtat, comme devenir le chef des gardes du palais et devenir un consulat. Apr√®s la mort de son oncle l'empereur Justin Ier, Justinien est devenu le nouvel empereur byzantin. 

 Son r√®gne est souvent consid√©r√© comme la restauration de l'ancien Empire romain, bien qu'il n'ait jamais √©t√© en mesure de restaurer compl√®tement l'Empire. Cependant, il a r√©ussi √† lancer une campagne militaire et √† reprendre l'Afrique du Nord et l'Italie. Malheureusement, la campagne militaire qu'il a lanc√©e a √©t√© interrompue √† cause de la peste qui a commenc√© √† se propager en 541 de notre √®re, connue sous le nom de peste de Justinien. 

 La peste de Justinien qui a dur√© jusqu'en 542 EC a co√Ľt√© la vie √† environ 25 millions de personnes. En plus de reprendre les anciennes terres de l'ancien Empire romain, l'empereur a √©galement ordonn√© la reconstruction de Sainte-Sophie. Il investit √©galement dans de nouvelles √©glises, monast√®res, forts, r√©servoirs d'eau et ponts. 

 L'une de ses r√©alisations les plus remarquables a √©t√© la cr√©ation du Corpus Juris Civilis . C'√©tait le rassemblement de toutes les lois romaines et la cr√©ation d'une loi centrale. 

 Source : Worldhistory.org


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