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Atlantide, la légendaire ßle des Démons : Mythe ou Réalité ?

La RĂ©daction

Certaines Ăźles, comme la LĂ©murie, n’Ă©taient que des lĂ©gendes. D’autres, comme l’Atlantide, reposaient sur quelques Ă©lĂ©ments vĂ©ridiques.

 Pour les navigateurs des temps anciens, l’ocĂ©an n’Ă©tait que brume et terres inconnues. Ils y dĂ©crivaient des Ăźles mystĂ©rieuses oĂč vivaient des peuples divins, des crĂ©atures exotiques et des civilisations perdues. Certaines Ăźles apparaissaient comme par magie Ă  l’horizon et disparaissaient tout aussi mystĂ©rieusement. Les anciennes cartes Ă©taient jonchĂ©es d’Ăźles perdues dans les ocĂ©ans, qui en rĂ©alitĂ©, n’existaient pas. Du moins, de ce que l’on en sait. Pourtant, parmi tout ce brouillard de lĂ©gendes se cachaient des fragments de vĂ©ritĂ©. Peut-ĂȘtre que Saint-Brendan a bel et bien dĂ©barquĂ© en AmĂ©rique du Nord avant les Vikings. Peut-ĂȘtre qu’un Ă©vĂ©nement naturel cataclysmique a entraĂźnĂ© la chute de l’Atlantide. Voici ce que nous savons des six Ăźles les plus lĂ©gendaires de notre Histoire.

LE ROYAUME ÉLABORÉ DE L’ATLANTIDE

Platon Ă©voqua la grande Ăźle de l’Atlantide pour la premiĂšre fois dans Critias, son dialogue datĂ© du 4e siĂšcle av. J.-C. Des Hommes divins, renommĂ©s pour « la beautĂ© de leur corps » et leur « vertu » surplombĂ©es de ce lieu mystique, situĂ© derriĂšre les Colonnes d’Hercules, aujourd’hui dĂ©troit de Gibraltar. Les rois de l’Atlantide rĂ©gnaient depuis un palace protĂ©gĂ© par un mur de laiton, un autre d’Ă©tain et un dernier de cuivre.

D’autres auteurs ultĂ©rieurs comme Sir Francis Bacon, William Blake ou encore Ignatius Donnelly, un politicien amĂ©ricain, continuaient de placer l’Atlantide dans la conscience publique. Toutefois, la question de la vĂ©ritable existence de ce lieu persistait. De nombreux historiens et archĂ©ologues estimaient qu’une catastrophe de grande ampleur, tels un tremblement de terre, un tsunami ou de grandes inondations, auraient pu foisonner cette histoire. Le lieu le plus souvent mentionnĂ© Ă©tait l’Ăźle Ă©gĂ©enne de Santorin. Autrefois carrefour commercial connu sous le nom de ThĂ©ra, la ville et son Ăźle furent balayĂ©es par une Ă©ruption volcanique gigantesque il y a environ 3 600 ans, qui a Ă©galement pu dĂ©clencher un tsunami.


Le souvenir persistant de ce cataclysme a pu Ă©galement façonner le conte de Platon. Les chercheurs en quĂȘte de l’histoire de l’Atlantide recherchĂšrent des preuves de ruines en Espagne, aux Bahamas et en Inde, en vain. À l’heure actuelle, les explorateurs continuent de rechercher l’Ăźle, ou son inspiration, dans les villes englouties du monde entier.


L’ÎLE DU BOUT DU MONDE : THULÉ

L’explorateur grec PythĂ©as Ă©crivit en premier sur la mystĂ©rieuse Ăźle de ThulĂ© dans son rĂ©cit datĂ© du 4e siĂšcle av. J.-C., De l’OcĂ©an. Voyageur intrĂ©pide de Massalia, aujourd’hui Marseille, PhytĂ©as visitait et dĂ©crivait l’Europe de l’Ouest avec prĂ©cision. Il raconta que ThulĂ© se situait Ă  six jours de bateau au nord des Ăźles britanniques, le long du cercle polaire. Les spĂ©cialistes ne savent pas encore si PhytĂ©as dĂ©barqua lui-mĂȘme, mais il Ă©crivit que le lieu ne comportait ni terre, ni mer, ni air, mais un mĂ©lange des trois, dont la texture rappelait celle d’une mĂ©duse.


Au fil des siĂšcles, les gĂ©ographes ont associĂ© ThulĂ© Ă  plusieurs possibles Ăźles nordiques :  l’Islande, le Groenland, la NorvĂšge ou la Nouvelle-Écosse, notamment parce que PythĂ©as dĂ©crivait des marĂ©es spectaculaires, ce qui pourrait faire rĂ©fĂ©rence Ă  l’Ă©norme amplitude des marĂ©es de la baie de Fundy. Aujourd’hui, les historiens ne savent pas rĂ©ellement si la terre lointaine de PhytĂ©as faisait rĂ©fĂ©rence Ă  un lieu rĂ©el ou s’il s’agissait de la description de n’importe quel endroit sur notre planĂšte. Quoi qu’il en soit, on parle aujourd’hui « d’Ultima ThulĂ© » pour dĂ©signer tout endroit trĂšs isolĂ© sur Terre. Le nom ThulĂ© subsiste aussi au Groenland, avec la base aĂ©rienne de ThulĂ© situĂ©e dans les Ăźles Sandwich, ainsi que dans le nom du 69e Ă©lĂ©ment chimique, le thulium, dĂ©couvert par un chimiste suĂ©dois.

L’ÎLE FANTÔME D’HY-BRASIL EN IRLANDE

De nombreux marins ambitieux se lançaient Ă  la dĂ©couverte de l’Ăźle enchantĂ©e d’Hy-Brasil, qui, selon la mythologie celtique, se cachait dans la brume et n’apparaissait qu’une fois tous les sept ans. Des rĂ©cits du 15e siĂšcle relataient qu’un certain Thomas Croft Ă©quipa deux navires, non pas avec l’intention de commercer mais bien d’explorer et trouver une certaine Ăźle du nom d’Ăźle du Brasil. John Cabot, explorateur et navigateur italien, visait apparemment Hy-Brasil lorsqu’il se dirigeait vers l’AmĂ©rique du Nord en 1498. Il disparut avec ses bateaux et les dĂ©tails de son voyage restĂšrent inconnus.


L’Ăźle pouvait bien ĂȘtre situĂ©e sur des hauts-fonds, Ă  l’ouest de l’Irlande ou peut-ĂȘtre que son apparition occasionnelle Ă©tait le rĂ©sultat d’une inversion mĂ©tĂ©orologique, qui peut donner l’impression que des objets distants flottent Ă  l’horizon. Petit Ă  petit, l’Ăźle disparut elle-mĂȘme des rĂ©cits.

L’ÎLE DES MOINES SAINT-BRENDAN

Brendan Ă©tait un moine irlandais, nĂ© Ă  la fin du 5e siĂšcle apr. J.-C. SurnommĂ© le Navigateur, il dut sa gloire Ă  un voyage homĂ©rique vers les Ăźles des Bienheureux. Le Voyage du saint abbĂ© Brendan datant du 9e siĂšcle dĂ©crivait comment ce vieux clerc construisit un currach, le bateau traditionnel irlandais, et prit le large avec d’autres moines. Lors de leur aventure, ils rencontrĂšrent des piliers de cristal, sĂ»rement des icebergs, et passĂšrent par des pluies de roches en fusion, sĂ»rement dues Ă  des Ă©ruptions volcaniques prĂšs de l’Islande. Les falaises et le lieu de dĂ©barquement dĂ©crit d’un autre lieu visitĂ© correspondaient aux cĂŽtes de l’archipel de Saint-Kilda dans les HĂ©brides extĂ©rieures de l’Écosse. Brendan arriva finalement sur une Ăźle luxuriante, jonchĂ©es de fruits et de pierres prĂ©cieuses, qu’il prit soin de rapporter en Irlande.


Pendant des siĂšcles, l’Ăźle de Saint-Brendan apparut Ă  divers endroits des cartes de l’ocĂ©an Atlantique. Les partisans du moine affirment que la terre dĂ©couverte par Saint-Brendan Ă©tait l’AmĂ©rique du Nord, bien avant l’arrivĂ©e des premiers Vikings.

L’ÎLE DES DÉMONS

Dans les annĂ©es 1500, AndrĂ© Thevet, religieux et Ă©crivain français, rapporta que des marins qui se trouvaient prĂšs des cĂŽtes de Terre-Neuve, Ă©taient passĂ©s devant une Ăźle effrayante mais invisible. Ils auraient entendu les voix confuses et inarticulĂ©es d’hommes et prĂ©tendaient qu’elles venaient de dĂ©mons et de bĂȘtes sauvages.


L’Ăźle des DĂ©mons apparut pour la premiĂšre fois sur les cartes en 1508. Il semblerait que ce soit une lĂ©gende de marins, peut-ĂȘtre issue d’une noble femme française, Marguerite de la Roque, qui racontait avoir Ă©tĂ© abandonnĂ©e sur l’Ăźle en 1542. Elle fut sauvĂ©e et ramenĂ©e en France des annĂ©es plus tard. Elle dĂ©crivit avoir Ă©tĂ© tourmentĂ©e par des dĂ©mons la nuit et menacĂ©e par des ours « aussi blancs qu’un Ɠuf ». Ces ours polaires prĂ©sumĂ©s Ă©taient « vulnĂ©rables face aux armes mortelles ». Elle les Ă©limina facilement avec les fusils que son oncle lui avait laissĂ©s.


Les historiens ne savent pas dĂ©terminer si cette Ăźle a rĂ©ellement existĂ©, bien qu’il puisse s’agir de l’Ăźle Quirpon, l’Ăźle Caribou ou les Ăźles Fichot ou Funk. Pour ce qui est des dĂ©mons bruyants, il se peut que les volĂ©es cacophoniques d’oiseaux de mer qui nichent sur leurs cĂŽtes s’y soient prĂȘtĂ©es.

LA LÉMURIE, LE CONTINENT PERDU

L’histoire du continent perdu de la LĂ©murie commença comme une thĂ©orie scientifique lĂ©gitime. À la suite de la publication de L’Origine des espĂšces de Darwin en 1859 mais avant l’Ă©mergence de l’idĂ©e de la tectonique des plaques, les chercheurs tentaient de comprendre pourquoi certaines espĂšces animales, telles que lĂ©muriens de Madagascar, apparaissaient en nombre sur des Ăźles sĂ©parĂ©es. La thĂ©orie appuyait qu’un pont terrestre ait auparavant reliĂ© l’Afrique et l’Inde. Philip Sclater, un zoologue anglais nomma cette terre hypothĂ©tique la LĂ©murie et des scientifiques aussi Ă©minents qu’Alfred Russel Wallace approuvĂšrent cette idĂ©e.

À la fin du 19e siĂšcle, la cofondatrice de la sociĂ©tĂ© thĂ©osophique, Helena Blavatsky, dĂ©tourna ce concept pour en faire son propre rĂ©cit mystique et spirituel. Selon elle, des visiteurs aliens lui avaient rĂ©vĂ©lĂ© que la LĂ©murie aurait Ă©tĂ© le berceau de l’une des « races originelles » de l’humanitĂ©, hautes de deux mĂštres, qui pondaient des Ɠufs, hermaphrodites et dotĂ©es de pouvoirs psychiques. SituĂ©e dans le Pacifique Sud, la LĂ©murie sombra sous les vagues mais ses habitants fuirent vers l’Asie centrale. D’autres auteurs reprirent ce concept, certains affirmant que les habitants de la LĂ©murie Ă©taient les ancĂȘtres de ceux de l’Atlantide.


La gĂ©ologie permet aujourd’hui d’expliquer les lieux divers dans lesquels sont retrouvĂ©s les primates. Toutefois, l’image de la LĂ©murie continue de prospĂ©rer dans les bandes dessinĂ©es, les films et les jeux vidĂ©os.

par: DE PATRICIA S. DANIELS

sources: Des parties de cet article ont dĂ©jĂ  paru dans Mysteries of History (MystĂšres de l’Histoire). Copyright ©2018 National Geographic Partners, LLC. Pour en savoir plus, consultez Mysteries of History.

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