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dimanche 22 mai 2022

La Nième Chambre, le scandale d’abus sexuels qui a fait tremblé la Corée


Alors que l’humanité évolue vers un monde de plus en plus numérisé, les cybercrimes sont en augmentation et ne cessent d’empirer.

Il y a de fortes chances que vous n’ayez pas entendu parler de cette affaire. Situé au cœur de la Corée, Cyber Hell descend dans les entrailles de l’Internet pour nous livrer un cas choquant de chantage et de trafic sexuel en ligne.

Baptisé « The Nth Room« , ce scandale d’abus sexuels en Corée a été facilité par l’application Telegram pendant deux ans, de 2018 à 2020. Pendant cette période, un chef de file connu sous le nom de « Baksa », aux côtés d’une personne connue sous le nom de « Godgod », a traqué et contraint des dizaines de victimes à télécharger des photos nues d’elles-mêmes.

Le nom fait référence au fait que les auteurs aient ouvert plusieurs salons de discussion sur l'application de messagerie chiffrée Telegram pour distribuer des vidéos à caractère sexuel à un nombre signalé de 260 000 utilisateurs. L'auteur principal de ces rooms se nomme Cho Joo-Bin « Baksa » (docteur en coréen). Les auteurs de la Nth Room sont accusés d'avoir attiré des victimes, y compris des mineures, et de recourir au chantage pour forcer ces dernières à envoyer des photos et des vidéos sexuellement explicites dont des viols, des humiliations, des scarifications ou des violences faites à des femmes, des vidéos accessibles aux utilisateurs en échange d'argent. Sur les 103 victimes signalées, 26 étaient mineures.

Contexte:

Tout cela a commencé par un homme suspecté d'être le principal criminel et cerveau de cette affaire, un homme connu sous le nom de « Baksa » (« Docteur » en coréen). Ce dernier postait des messages sur Twitter à de nombreuses filles, en leur disant : « Vos photos privées ont pu être exposées sur internet, alors vérifiez ce site pour voir si c’est vraiment vous. » Le lien redirigeait les victimes vers un faux Twitter, et lorsque les filles entraient leurs identifiants, ces données étaient ensuite transmises aux criminels. Grâce à ces données, les criminels avaient ensuite accès illégalement aux informations personnelles de ces dernières telles que le numéro de téléphone, leur adresse et le nom des membres de leur famille. Les criminels menaçaient ensuite les filles d'exposer tout ce qu'elles pouvaient avoir à cacher à leur famille et au reste du monde si elles n'acceptaient pas de devenir leurs esclaves pendant une semaine. À la fin de cette semaine et pour mettre un terme à tout cela, les malfaiteurs ont demandé aux victimes de leur envoyer des photos d'elles nues. Cependant, ces derniers les ont ensuite menacé à nouveau, cette fois-ci de révéler ces photos à leurs familles si elle refusaient de réaliser d'horribles actes et de rester des esclaves. Plus de 103 femmes, dont 26 filles mineures, ont ainsi accepté sous la contrainte, par peur de voir leurs malfaiteurs révéler leurs informations. Les filles se sont alors filmées où on les obligeait à commettre des actes horribles dont se faire violer par plusieurs hommes, se couper le mamelon, s'insérer une paire de ciseaux dans le vagin, manger des excréments, ou encore écrire « esclave » sur la peau avec un couteau. Deux autres moyens ont été utilisés par ces criminels, à savoir : la proposition d'offres d'emplois à temps partiel très bien rémunéré, où selon eux, le salaire promis est disponible seulement via un programme de parrainage, les victimes devaient être associées à un parrain. Seulement, pour bénéficier d'un parrain, il fallait qu'elles envoient des photos et des vidéos à caractère sexuel. Les criminels, ensuite, les ont fait chanter. L'autre est le fait que ces derniers usurpaient l'identité de la police et les menaçaient d'intenter une action en justice car elles postaient des contenus explicites.

Sur cette application, les personnes pouvaient s'inscrire à différents niveaux pour avoir accès aux différentes vidéos. Entrer sur une simple chat room coûtait 200 000 wons (soit 150 euros environ), tandis que pour avoir accès à l'intégralité du contenu, il fallait débourser 1,5 million de wons (soit 1 100 euros environ).

QUI EST GODGOD ?

Comme Baksa, GodGod faisait également chanter des femmes et des jeunes filles pour qu’elles accomplissent des actes sexuels désobligeants, puis vendait ces vidéos sur des groupes Telegram. De plus, GodGod, ou Moon, était également le créateur des Nth Rooms, des salons de discussion sur Telegram qui hébergeaient les vidéos et les images pour les membres du groupe.

Moon s’intéressait principalement aux femmes et aux jeunes filles mineures qui avaient mis en ligne des photos révélatrices d’elles-mêmes.

QUE DEVIENT MOON HYUNG-WOOK AUJOURD’HUI ?

Moon Hyung-Wook a été arrêté en mai 2020, et dans un premier temps, le nom de l’étudiant de 24 ans n’a pas été rendu public. Toutefois, il a été révélé après délibération d’un groupe consultatif composé de sept membres. L’agence de presse Yonhap a affirmé que Moon Hyung-Wook était accusé de faire des profits en vendant des photos et des vidéos obscènes, et parfois macabres, produites en faisant chanter et en contraignant des victimes.

Un mois après son arrestation, Moon Hyung-Wook a été inculpé et ensuite accusé d’avoir produit et possédé des vidéos sexuellement explicites de 21 victimes entre début 2017 et début 2019 et d’avoir fait chanter trois parents de ses victimes en menaçant de publier les vidéos, selon la publication.

Un documentaire retraçant cette affaire est sorti sur Netflix le , intitulé Cyber Hell : Le réseau de l'horreur.



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