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mercredi 21 novembre 2018

L’innovation ou le nouveau paradigme de la science économique


Succès de » l’économie de la connaissance »

Ces théories rencontrent rapidement un franc succès, notamment car elles répondent à des problèmes concrets que doivent alors affronter les pays développés. En effet, disposant d’une forte intensité capitalistique et généralement caractérisés par un faible accroissement démographique (à l’exception des États-Unis, du Canada ou de l’Australie), ces pays ne peuvent guère compter que sur l’accroissement de la productivité afin de croître. Or, comme le notent les économistes Philippe Aghion et Peter Howitt, celle-ci ne peut venir que de l’innovation. Ces économies proches de la frontière technologique, de fait, auraient épuisé leur potentiel de croissance issu de l’imitation.


Une correlation entre richesse et recherche…

Cette situation impose donc aux États du nord de soutenir l’innovation, qui n’est rendue possible que par le capital humain et la connaissance. Ainsi, dans les années 2000, les pays connaissant les taux de croissance les plus élevés sont souvent ceux qui dépensent le plus en recherche et en développement : les États-Unis consacrent ainsi 2,8 % de son PIB à ce secteur pour un taux de croissance de 2,7 % entre 2001 et 2007. La Suède fait mieux encore avec plus de 3 % de croissance pour environ 3,5 % de son PIB consacrée à la R et D.


…sans causalité nécessaire ou absolue.

Cette corrélation n’est toutefois pas absolue. En effet, les États-Unis doivent une partie de leur forte croissance à l’expansion continue de leur population. Pire encore, le Japon, qui dépense plus de 3 % de son PIB en R&D, connaît une faible croissance depuis le début des années 1990. Pour important que soit la recherche, celle-ci ne suffit pas à assurer à tous les pays un développement économique satisfaisant.


Différents facteurs de l’innovation

En outre, l’innovation ne dépend pas uniquement du montant des dépenses en R&D, mais aussi de leur qualité, de l’environnement réglementaire au sein du pays, de la protection de la propriété intellectuelle ou encore du coût relatif des facteurs de production : une entreprise qui a largement accès à des facteurs peu onéreux n’est en effet pas incitée à innover (c’est ainsi qu’aux Etats-Unis, les cultivateurs de blé, fortement subventionnés, sont peu productifs, du fait d’un manque d’encouragement à mieux utiliser leurs facteurs de production). Dans tous les cas, il apparaît cependant nécessaire pour une économie d’investir dans son capital humain.
par Clément Chapon

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