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mercredi 21 novembre 2018

Au cœur de l’économie de la connaissance, la révolution des TIC

 L’économie de la connaissance et la révolution technologique

Outre le ralentissement de la croissance des pays du nord, un autre phénomène marquant des années 1980 explique la montée en puissance de l’économie de la connaissance. Il s’agit de la révolution des nouvelles technologies, à partir de la Silicon Valley en Californie, avec en premier lieu le développement d’internet. Celui-ci serait en particulier à l’origine de la forte croissance économique américaine à partir de cette époque, par rapport à celle des pays européens moins rapides à adopter les TIC : alors que l’Europe de l’ouest rattrapait les États-Unis jusqu’en 1980, l’écart entre les deux régions s’est accru durant les décennies suivantes.

L’impact positif des TIC

Les TIC ont un impact positif sur la productivité du travail, à la fois car il s’agit d’un secteur où elle est forte et car il agit également sur les autres secteurs de l’économie. En effet, les nouvelles technologies créent des effets de réseau qui favorisent les économies d’échelle tout en facilitant un processus d’augmentation du ratio capital/travail (« capital deepening »). En revanche, le progrès technique peut provoquer une certaine polarisation du marché du travail entre des travailleurs hautement qualifiés qui en bénéficieraient et des travailleurs moins bien formés qui perdraient leur compétitivité. D’où l’importance, dans une économie dominée par les TIC, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle.


Une nouvelle révolution industrielle ?

À noter toutefois que la question de savoir si le développement des TIC constitue une nouvelle révolution industrielle comparable aux précédentes ne suscite toujours pas de consensus. Robert Gordon estime ainsi qu’une stagnation séculaire attend les pays développés au XXIe siècle à cause d’un épuisement rapide de la croissance due aux nouvelles technologies.

C’est le phénomène des low hanging fruits : les innovations aux rendements les plus élevés sont apparues les premières. Désormais, il sera plus difficile de trouver des gisements de productivité et de croissance comparables. À l’inverse, de nombreux observateurs estiment que l’humanité est à l’aube de changements majeurs introduits par une nouvelle vague de technologies innovantes comprenant notamment le big data, l’imprimante 3D et peut-être même l’intelligence artificielle.
Par Clément Chapon

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