Tableau :Jehan-Georges Vibert (1840-1902) : Napoléon et le cardinal Fesch jouant.
***L'origine des jeux d’Ă©checs ***
Le "roi des jeux" serait-il le plus ancien jeu intellectuel du monde ?
Cette sĂ©duisante idĂ©e a donnĂ© lieu Ă bien des hypothĂšses, aussi nombreuses que fantaisistes, quant Ă l'origine du jeu, jamais Ă©tablie de façon certaine. Ainsi en trouverait-on des prĂ©mices dans l'Inde vĂ©dique, 2000 ans avant JĂ©sus-Christ. Le Bouddha lui-mĂȘme aurait prĂȘchĂ© contre la pratique du jeu le dimanche, 500 ans avant J.-C. ! Aujourd'hui, il est admis que les Ă©checs ont bien fait leur premiĂšre apparition en Inde, mais autour du VIe siĂšcle de notre Ăšre.
***L'origine des jeux d’Ă©checs ***
Le "roi des jeux" serait-il le plus ancien jeu intellectuel du monde ?
Cette sĂ©duisante idĂ©e a donnĂ© lieu Ă bien des hypothĂšses, aussi nombreuses que fantaisistes, quant Ă l'origine du jeu, jamais Ă©tablie de façon certaine. Ainsi en trouverait-on des prĂ©mices dans l'Inde vĂ©dique, 2000 ans avant JĂ©sus-Christ. Le Bouddha lui-mĂȘme aurait prĂȘchĂ© contre la pratique du jeu le dimanche, 500 ans avant J.-C. ! Aujourd'hui, il est admis que les Ă©checs ont bien fait leur premiĂšre apparition en Inde, mais autour du VIe siĂšcle de notre Ăšre.
Un sage nommé Sissa
D'aprĂšs la lĂ©gende, l'inventeur prĂ©sumĂ© des Ă©checs indiens serait un brahmane nommĂ© Sissa. Il aurait inventĂ© le chaturanga pour distraire son prince de l'ennui, tout en lui dĂ©montrant la faiblesse du roi sans entourage. Souhaitant le remercier, le monarque propose au sage de choisir lui-mĂȘme sa rĂ©compense. Sissa demande juste un peu de blĂ©. Il invite le souverain Ă placer un grain de blĂ© sur la premiĂšre case d'un Ă©chiquier, puis deux sur la deuxiĂšme case, quatre grains sur la troisiĂšme, huit sur la quatriĂšme, et ainsi de suite jusqu'Ă la soixante-quatriĂšme case en doublant Ă chaque fois le nombre de grains. Cette demande semble bien modeste au souverain fort surpris et amusĂ© par l'exercice. Mais le roi n'a jamais pu rĂ©compenser Sissa : tout compte fait, il aurait fallu lui offrir non pas un sac, mais 18 446 744 073 709 551 615 grains... soit la toute les moissons de la Terre pendant environ cinq mille ans !
D'aprĂšs la lĂ©gende, l'inventeur prĂ©sumĂ© des Ă©checs indiens serait un brahmane nommĂ© Sissa. Il aurait inventĂ© le chaturanga pour distraire son prince de l'ennui, tout en lui dĂ©montrant la faiblesse du roi sans entourage. Souhaitant le remercier, le monarque propose au sage de choisir lui-mĂȘme sa rĂ©compense. Sissa demande juste un peu de blĂ©. Il invite le souverain Ă placer un grain de blĂ© sur la premiĂšre case d'un Ă©chiquier, puis deux sur la deuxiĂšme case, quatre grains sur la troisiĂšme, huit sur la quatriĂšme, et ainsi de suite jusqu'Ă la soixante-quatriĂšme case en doublant Ă chaque fois le nombre de grains. Cette demande semble bien modeste au souverain fort surpris et amusĂ© par l'exercice. Mais le roi n'a jamais pu rĂ©compenser Sissa : tout compte fait, il aurait fallu lui offrir non pas un sac, mais 18 446 744 073 709 551 615 grains... soit la toute les moissons de la Terre pendant environ cinq mille ans !
Légendes médiévales
Ă partir du XIIIe siĂšcle, la pratique du jeu d'Ă©checs est devenue courante en Occident. Des joueurs Ă©clairĂ©s ont voulu assurer au "roi des jeux" le prestige et la lĂ©gitimitĂ© de la haute AntiquitĂ©. De nombreuses fables et lĂ©gendes ont alors circulĂ©. Sachant que le jeu provenait d'Orient, certains ont imaginĂ© le roi Salomon jouant aux Ă©checs pour Ă©blouir la reine de Saba. D'autres, le philosophe XerxĂšs offrant au roi de Babylone Evilmodorach ce jeu de guerre pour apaiser sa folie meurtriĂšre. De plus avisĂ©s, remarquant que la Bible ne fait pas mention des Ă©checs, leur ont trouvĂ© un "inventeur" dans le monde grec en associant deux illustres personnages qui faisaient dĂ©jĂ beaucoup rĂȘver : Aristote aurait ainsi instruit le jeune Alexandre le Grand...
Ă partir du XIIIe siĂšcle, la pratique du jeu d'Ă©checs est devenue courante en Occident. Des joueurs Ă©clairĂ©s ont voulu assurer au "roi des jeux" le prestige et la lĂ©gitimitĂ© de la haute AntiquitĂ©. De nombreuses fables et lĂ©gendes ont alors circulĂ©. Sachant que le jeu provenait d'Orient, certains ont imaginĂ© le roi Salomon jouant aux Ă©checs pour Ă©blouir la reine de Saba. D'autres, le philosophe XerxĂšs offrant au roi de Babylone Evilmodorach ce jeu de guerre pour apaiser sa folie meurtriĂšre. De plus avisĂ©s, remarquant que la Bible ne fait pas mention des Ă©checs, leur ont trouvĂ© un "inventeur" dans le monde grec en associant deux illustres personnages qui faisaient dĂ©jĂ beaucoup rĂȘver : Aristote aurait ainsi instruit le jeune Alexandre le Grand...
PalamÚde, mythe de la société courtoise
Une derniÚre légende remonte à la mythologie : PalamÚde, héros de L'Iliade et grand rival d'Ulysse, aurait inventé les échecs pour divertir l'armée grecque alors que le siÚge de Troie s'éternisait. CélÚbre pour son intelligence, le PalamÚde grec reste celui auquel de nombreuses inventions sont attribuées : l'alphabet, les nombres, la monnaie, les dés ou encore le jeu de dames... alors remplacé par celui des échecs.
