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mercredi 3 mai 2017

le Manuscrit de Voynich



La presse du monde entier en a parlé le mois d'octobre 2016, car pour la première fois on a donné l’autorisation de reproduire l’ouvrage le plus étrange du monde : le Manuscrit de Voynich.
Le but : permettre aux bibliothèques, universités et musées de disposer d’une copie pour l’étudier, et pourquoi pas donner à chacun l’opportunité de le déchiffrer…
Cela fait plus de six cents ans en effet que des centaines de chercheurs tentent de comprendre le sens et les interprétations de ce parchemin médiéval écrit dans un langage que les plus grands cryptographes n’ont jamais pu décoder.
200 pages d’écriture manuscrite élégante dans une langue inconnue, des illustrations de plantes étranges et non répertoriées, des dessins de femmes, de planètes et de croix mystérieuses,  font qu’on attribua à ce livre certains pouvoirs magiques et mêmes extraterrestres…

Histoire de sa découverte

Le manuscrit de Voynich tire son nom de sa découverte en 1912 par un antiquaire nommé Wilfrid Voynich, dans une communauté de Jésuites près de Rome, en Italie.
Pendant longtemps, il fut présenté comme l’œuvre d’un moine franciscain du XIIIe siècle, l’Anglais Roger Bacon, féru de magie et d’alchimie, avant que la datation au carbone 14 ne vienne contredire cette théorie. On sait aujourd’hui qu’il a été écrit entre 1404 et 1438.
Son contenu reste malgré tout des plus énigmatiques.
Est-ce la recette d’un élixir de jeunesse éternelle ? Un simple traité d’herboristerie ou un ouvrage de médecine ? Un délire de Léonard de Vinci ? L’œuvre d’un extraterrestre qui l’aurait laissé en cadeau après une visite sur Terre ?…
L’ouvrage, abîmé par le temps, est détenu par l’université Yale aux Etats-Unis.

Description du Manuscrit de Voynich

Le manuscrit est constitué de 234 pages de 15 cm de large et 23 cm de haut. À l’origine, le livre contenait 262 pages, réparties en vingt cahiers. La dernière page contient uniquement des clés.
Il a été rédigé sur du vélin*, écrit avec une plume d’oie, et rehaussé de couleurs sur certaines illustrations (brun, vert, bleu et dans quelques cas de rouge et de jaune).
Le texte est écrit de gauche à droite. Il n’y a aucun signe évident de ponctuation.
Il comprend plus de 170 000 glyphes**, normalement séparés les uns des autres par de fins interstices.
Les experts restent divisés concernant l’alphabet utilisé, car certains des glyphes sont similaires. On pense toutefois que l’alphabet du manuscrit comprend entre 20 et 30 signes. Il semble par ailleurs que le texte suive une grammaire spécifique et des règles phonétiques et orthographiques évoluées.

Le manuscrit est organisé en six sections :
  • La première partie du livre est consacrée à la botanique. Certains chercheurs ont donc imaginé qu’il pouvait s’agir d’une pharmacopée. Mais les plantes qui y sont dessinées n’ont jamais été identifiées.
  • La seconde partie est dédiée à l’astronomie. Il contient des dessins d’astres comme des soleils, des lunes et des étoiles. Une série de 12 diagrammes représente les symboles des constellations du Zodiaque, entourés de figures féminines. Certains de ces dessins sont sur des pages qui peuvent être dépliées.
  • La troisième section traite de biologie, avec un texte dense et continu parsemé de dessins qui représentent principalement des femmes nues se baignant dans des bassins ou nageant dans un réseau de tubes qui font penser  à des organes.
  • La quatrième partie est une étude de cosmologie. Cette section possède également des dépliants. L’un d’entre eux s’étale sur six pages et contient des cartes de 9 « îles » reliées par des chemins avec la présence de châteaux et de ce que l’on estime être un volcan.
  • La cinquième section est un traité de pharmocologie. Les figures décrivent des parties des végétaux et les illustrations ressemblant à des pots d’apothicaires.
  • La sixième et dernière partie semble donner des recettes 
 

Codage et chiffrement

Les plus grands scientifiques, comme l’Américain William Friedman qui trouva le code utilisé par les Japonais pendant la Seconde Guerre mondiale, ont tenté de déchiffrer le langage du Manuscrit de Voynich, sans succès.
Il semblerait que le manuscrit de Voynich soit écrit dans une vraie langue, mais dont le sens a été rendu intentionnellement caché en le codant au moyen d’un chiffrement.
Ce chiffrement est tellement évolué qu’il pourrait avoir été conçu lettre-à-lettre, ou au moyen d’un dictionnaire ou d’un tableau de chiffrement, ce qui expliquerait son caractère quasiment indéchiffrable.
Une autre hypothèse est qu’une bonne partie du texte n’a aucun sens, mais dissimule des informations cachées dans des détails passant inaperçus. Par exemple, la troisième lettre de chaque mot ou le nombre de lettres de chaque ligne peuvent avoir une signification, le reste étant inutile. Cette technique nommée « stéganographie » est très ancienne et venait d’être inventée à la même époque…

Le Manuscrit de Voynich continue de nous fasciner…
Espérons qu’avec la parution de ces nouvelles copies, l’un de nous perce son mystère et découvre, qui sait, une civilisation oubliée ou l’élixir de jeunesse tant convoité ?
Mais même si personne ne le décrypte jamais, il reste un ouvrage magnifique par sa calligraphie et ses illustrations …
* vélin :  peau de veau mort-né (ou d’un autre animal, comme l’agneau ou le chevreau), préparée pour l’écriture, l’illustration, l’imprimerie ou la reliure, plus lisse et plus douce que le papier classique.

** glyphe : (du grec ciselure, gravure) représentation graphique d’un signe typographique, autrement dit d’un caractère ou d’un accent.







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