Le Secret de la planète des singes s'inspire de l'univers imaginé par l'écrivain et ingénieur français Pierre Boulle (1912–1994). Également auteur du célèbre roman Le Pont de la rivière Kwaï, Pierre Boulle s'est imposé comme une figure majeure de la littérature du XXᵉ siècle grâce à ses récits d'aventure et de science-fiction teintés de satire sociale et de réflexions philosophiques. Son roman La Planète des singes, publié en 1963, retraçait l'histoire du journaliste Ulysse Mérou découvrant un monde où la civilisation humaine est retournée à l'état sauvage tandis que les singes règnent en maîtres. Si le film original de 1968 restait fidèle à l'esprit du chef-d'œuvre de Pierre Boulle, cette suite s'en émancipe complètement pour proposer une intrigue originale et inédite, tout en prolongeant l'univers dystopique et la vision sombre de l'auteu
De quoi ça parle ? Le film reprend directement là où le premier s'arrêtait. Taylor (Charlton Heston) s'enfonce avec Nova dans la mystérieuse Zone interdite. Mais une nouvelle navette s'écrase, amenant à son tour un astronaute, Brent, parti à sa recherche. Débute alors une aventure pour le moins... déroutante.
Ce qui en fait un film à part :
- Un vent de bizarrerie : Moins fortuné que son aîné, ce volet compense par un imaginaire débordant. La science-fiction y devient plus singulière, parfois franchement barrée, et l'exploration de la Zone interdite offre des séquences marquantes, voire choquantes.
- Des choix de casting originaux : Charlton Heston a exigé que son personnage soit rapidement écarté de l'intrigue (il est toujours excellent, rassurez-vous). C'est donc James Franciscus qui hérite du rôle principal – un "héros" qui subit les événements bien plus qu'il ne les maîtrise !
- Une vision politique affûtée : Le film creuse la hiérarchie simienne, les rapports de pouvoir et introduit de nouveaux antagonistes majeurs (chut, pas de spoilers ! 🤫).
C'est sans doute le film le plus étrange de toute la saga, mais c'est précisément ce qui fait son charme unique. On ne s'ennuie pas une seconde grâce à la mise en scène redoutablement efficace de Ted Post.
Par Aghilas AZZOUG

