Il y a quelques semaines à peine, tout le monde ne jurait que par les boucles (loops). Aujourd'hui, place aux graphes. Qu'il s'agisse de l'une ou de l'autre de ces approches, leur succès ou leur échec dépend d'un unique facteur : le "cerveau" de votre entreprise (votre base de connaissances).
Cette semaine, Shann Holmberg a partagé sa méthode pour piloter son marketing à l'aide de graphes. Pour bien saisir la nuance, prenons l'exemple concret de la résolution d'un ticket de support :
Les boucles (Loops) :
Vous définissez le cadre, l'agent gère le cheminement. Vous lui donnez un objectif et un niveau d'exigence. Il rédige, vérifie, corrige et boucle jusqu'à ce que le résultat soit validé. Vous ne choisissez pas les étapes ; c'est l'agent qui les détermine.
Les graphes (Graphs) :
Vous tracez d'abord le parcours, et l'agent remplit chaque nœud (node). Lecture \rightarrow Triage \rightarrow Rédaction \rightarrow Contrôle qualité \rightarrow Envoi, avec un point de contrôle (checkpoint) à chaque étape. L'agent résout chaque boîte, mais la carte vous appartient.
Le rôle central de la base de connaissances
Chacun de ces nœuds vient puiser ses informations au même endroit.
Le triage nécessite l'historique des tickets. La rédaction requiert les politiques internes et la documentation produit. Ce contexte partagé — le cerveau de votre entreprise — est la ressource dans laquelle chaque étape pioche à mesure que le travail avance. Le cerveau détient les informations, et le graphe matérialise ce processus de manière explicite
Quand utiliser l'une ou l'autre approche ?
Optez pour une boucle face à des tâches ponctuelles, dont le cheminement n'est pas encore clairement défini. Laissez l'agent trouver la solution par lui-même.
Optez pour un graphe pour des tâches répétitives dont vous maîtrisez déjà toutes les étapes. Figez-les dans un cadre structuré.
En résumé : les boucles servent à explorer, les graphes servent à scaler.
Par Aghilas AZZOUG

