L’histoire du renseignement militaire nous rappelle combien le renseignement est un mĂ©tier vieux comme la guerre, et comment il lui est intrinsĂšquement liĂ©. Cette histoire, dont la Direction du renseignement militaire est aujourd’hui l’hĂ©ritiĂšre, a commencĂ© il y a plus de 2 000 ans avec VercingĂ©torix !
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| VercingĂ©torix a vaincu Jules CĂ©sar Ă Gergovie grĂące au renseignement humain collectĂ© sur le terrain. - © Marie-Lan Nguyen/Wikimedia Commons/CC-BY 2.5 |
Nous sommes en 52 avant J.-C., au printemps : aprĂšs son succĂšs Ă Avaricum (Bourges), Jules CĂ©sar met le siĂšge devant l’oppidum de Gergovie (prĂšs de l'actuelle ville de Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-DĂŽme) oĂč se concentre l’armĂ©e gauloise coalisĂ©e de VercingĂ©torix. Un plateau difficile Ă prendre, en raison de ses abords abrupts. « SituĂ©e sur une montagne Ă©levĂ©e, la place Ă©tait, de tous les cĂŽtĂ©s, difficile Ă aborder », Ă©crira le proconsul romain dans La Guerre des Gaules.
Alors, comment faire pour dĂ©loger les Gaulois ? CĂ©sar imagine une diversion : il ordonne Ă une colonne de bagagistes dĂ©guisĂ©s en soldats d’entamer un mouvement de contournement afin d’attirer les Gaulois hors des murs de la ville. Pensant tenir sa victoire, le chef romain dĂ©clenche l’attaque frontale et ordonne Ă une lĂ©gion de gravir la pente jusqu’aux remparts. Mais CĂ©sar ignore que sa ruse a Ă©tĂ© repĂ©rĂ©e par un groupe d’observateurs qui fait immĂ©diatement remonter ces informations au commandement de l’armĂ©e gauloise. Un renseignement-clĂ© qui permet Ă VercingĂ©torix de mettre la colonne d’attaque romaine en dĂ©route. Vaincu, Jules CĂ©sar doit lever le siĂšge et opĂ©rer une retraite.
ConsidĂ©rĂ©e comme la premiĂšre victoire de l’Histoire militaire nationale, la bataille de Gergovie reste le symbole de la rĂ©sistance gauloise Ă la conquĂȘte romaine. Elle montre Ă©galement le rĂŽle central du renseignement, qui Ă©claire la prise de dĂ©cision du commandement.
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Src: defense.gouv


