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jeudi 14 janvier 2021

Le Grand Hiver de 1709

 


L'hiver de 1709, appelé grand hiver de 1709, fut un épisode de froid intense en Europe, qui marqua durablement les esprits car il provoqua une crise de subsistance qui entraîna une famine. Cet épisode commença brutalement le jour de l'Épiphanie 1709, par une soudaine vague de froid qui frappa l'Europe entière.

En France cet hiver fut particulièrement cruel. À Paris, les températures furent très basses (Paris n'en connaîtrait de plus basses que bien plus tard notamment en décembre 1879). Les régions du Sud et de l'Ouest de la France furent sévèrement touchées avec la destruction quasi complète des oliveraies et de très gros dégâts dans les vergers. De plus, l'événement prit la forme de vagues de froid successives entrecoupées de redoux significatifs. Ainsi, en février, un redoux de deux semaines fut suivi d'un froid assez vif qui détruisit les blés et provoqua une crise frumentaire.

Certaines chroniques sont sujettes à caution, car il est parfois affirmé que le gel fut continu pendant plus d'un mois, ce qui est inexact car survinrent aussi des dégels prononcés et des pluies importantes. Les observations précises de Louis Morin de Saint-Victor confirment que le froid ne fut pas continu. Globalement, l'année entière 1709 fut fraîche, certains auteurs allant jusqu'à affirmer qu'il gela tous les mois de l'année. Certains hivers postérieurs furent encore plus rigoureux mais ne marquèrent pas autant les esprits car les conditions historiques étaient différentes.

Le ‘‘grand hyver’’ du Roi-Soleil

Jadis, les manuels scolaires faisaient la part belle à un événement météorologique exceptionnel : le ‘‘grand hyver » de 1709. Une page d’histoire qui fait froid dans le dos !
L’appel du 12 juinLe ‘‘grand hyver’’ du Roi-Soleil
Jadis, les manuels scolaires faisaient la part belle à un événement météorologique exceptionnel : le ‘‘grand hyver » de 1709. Une page d’histoire qui fait froid dans le dos !


L’appel du 12 juin

Le Grand Hyver survint dans une période dramatique pour le pouvoir. Depuis 1701, le pays était engagé dans la guerre de succession d’Espagne, première véritable guerre mondiale. Le cataclysme climatique frappait donc de plein fouet un pays déjà aux abois : le 12 juin 1709, Louis XIV dut lancer un appel au peuple pour le soutenir en ces temps difficiles. Dans une ambiance surréaliste, le texte fut lu dans toutes les églises du royaume. Événement considérable, date maudite, le ‘‘grand Hyver’’ avait grandement menacé le pays. Pourtant, d’une manière incompréhensible, à partir des années 1970, il disparut pratiquement des leçons d’histoire
Le Grand Hyver survint dans une période dramatique pour le pouvoir. Depuis 1701, le pays était engagé dans la guerre de succession d’Espagne, première véritable guerre mondiale. Le cataclysme climatique frappait donc de plein fouet un pays déjà aux abois : le 12 juin 1709, Louis XIV dut lancer un appel au peuple pour le soutenir en ces temps difficiles. Dans une ambiance surréaliste, le texte fut lu dans toutes les églises du royaume. Événement considérable, date maudite, le ‘‘grand Hyver’’ avait grandement menacé le pays. Pourtant, d’une manière incompréhensible, à partir des années 1970, il disparut pratiquement des leçons d’histoire.

Comptes rendus des contemporains

Le jour de l'Épiphanie 1709 fut marqué par une chute très brutale de la température dans le Sud de la France. Le matin était ensoleillé et agréable puis subitement dans l'après midi le temps se couvrit et un froid mordant prit place. Ainsi Pierre Billion à Avignon note :

« Le dimanche 6e janvier 1709, le temps parut beau et beau soleil jusques environ les trois heures après midy qu'il se couvrit par une bize froide qui augmenta si fort que dans la nuit, touts les bords du Rhosne et de la Sorgues qui traverse notre ville, furent glacés ; lequel froid violent et sec le fut tellement que le dit Rhosne et Sorgues furent glacés jusques au jeudy 17e dudit mois... »

Le livre de raison de la famille Paris d'Arles affirme que :

« Le sixième janvier 1709, ce jour-là estoit fort beau, et dans la nuit, fit une sy grande froid que le Rosne fut pris avant qu'il feut le lendemain à midy et augmenta si fort d'un jour à autre pendant quinse jours, que homme vivant n'avoit pas veu un hiver si rude. On passoit sur la glace du Rosne avec des calèches et charrettes, et nous cousta bien cher car tous les bleds, tant de nostre terroir que des autres pays, feurent tous morts aussy bien que les olliviers, orangers, figuiers et les ortolailles des jardins. On escrivoit de par tout que ce froid avoit été généralle". »

Le 9 décembre lors de la vague de froid de décembre 1879, Le Petit Marseillais rappelle les affres de l'hiver 1709. Il écrit:

« Le Constitutionnel rappelle les rigueurs exceptionnelles de l'hiver 1709. C'est tout ce qu'il y a de plus en situation [...]. L'hiver avait été tiède comme le printemps : les arbres étaient en sève, la plupart portaient des bourgeons et quelques-uns même des fleurs, lorsque la veille de la fête des Rois, 5 janvier, la neige tomba en abondance. Le froid eut une durée de 15 jours ; [...] »

De même, le père Giraud à Marseille relève que :

« Le 7e jour du mois de janvier 1709, il neigea un peu, le vent fondit d'abord la neige, mais le temps fut incontinent vif et si froid qu'il seroit difficile de pouvoir l'exprimer : je tenterai cependant de vous en donner quelque idée. [...] Le froid s'augmenta chaque jour de plus en plus. »

Ainsi, le Rhône gela dans la nuit du 6 au 7 janvier. À Mâcon, un phénomène similaire se produisit sur la Saône. Ainsi, Bénet écrivit que :

« Mais, le jour des Rois de la présente année. sur les trois à quatre heures du soir, il s'y éleva une bise si forte, qui causa un froid si cuisant, que la terre, trempée par des pluies presque continuelles, fut gelée dans vingt-quatre heures de trois pieds de profondeur. Les blés, qui commençoient à peine à paroître, furent surpris de cette gelée sans être couverts de neige, qui ne tomba en petite quantité que trois ou quatre jours après. Tout céda à la violence de ce froid, qui dura dix-sept jours avec la même âpreté; la rivière fut glacée presque de toute sa profondeur; les chênes se fendirent du haut en bas; [...] »




Sources: Wikipedia, David Carrette (jsl), ...le net


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