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mercredi 3 octobre 2018

Ould-Abbès secretaire général du FLN traitait les Algériens de «pieds de chèvres»

JADjamel Ould-Abbès Des passages du livre du moudjahid Mohamed-Seghir Benachenhou, Liberté, j’écris ton sang, paru il y a trois ans, circulent depuis quelques jours dans l’hémicycle Zighoud-Youcef. Ils concernent le passé peu glorieux du secrétaire général du FLN, Djamel Ould-Abbès, que l’auteur ne cite pas nommément, mais donne beaucoup d’indices montrent que c’est à lui que le moudjahid fait allusion dans son témoignage. En tout cas, les députés qui ont «capté» ce récit dans un livre qui n’a pourtant pas été médiatisé sont certains que c’est bien du secrétaire général du FLN qu’il s’agit.

Le moudjahid Mohamed-Seghir Benachenhou rapporte un fait qui met à nu la lâcheté de l’arrogant Djamel Ould-Abbès qui «s’est arrangé pour rejoindre le Maroc» et éviter ainsi d’aller au casse-pipe.

Extrait du livre(*) :

«(…) Un autre compagnon nous a rejoints dans notre fuite. C’était un ami à Mansour au collège de Slan ; ce camarade a paniqué et prit peur d’être arrêté au motif que son ami Mansour, terroriste notoire, avait disparu. Un jour, il m’avait dit : ‘’Si Benachenhou, jusqu’à quand devrions-nous vivre comme ça, traqués, affamés, toujours à la recherche d’une cache en plein milieu de l’hiver ?’’.

Je savais que notre camarade d’infortune était mal préparé psychologiquement, lui qui, vivant au sein d’une famille bourgeoise, était le plus privilégié d’entre nous. Je lui répondis : ‘’C’est la vie du maquis, tu vas en baver, tu vas vivre bien d’autres épreuves, en tout cas nous, toi, moi et les autres, nous avons choisi notre destin, c’est la Révolution. Sache que de ce fait nous sommes des sacrifiés, nous ne survivrons pas à l’indépendance’’. Il me répondit : ‘’Tu crois que je vais donner ma vie aux kerîn el-maîz ? (pieds de chèvres) ?’’. C’était une formule populaire exprimant le mépris pour les musulmans et la basse classe sociale des laissés-pour-compte. Surpris par cette réponse cinglante à laquelle je ne m’attendais pas, je lui ai répondu : ‘’Ecoute-moi, tu n’as rien fait jusqu’à présent, tu peux retourner chez toi, au pire, ils vont t’interroger sur Mansour que tu connais au collège, rien d’autre puisque tu n’as jamais été impliqué avec lui dans ses activités terroristes, et c’est la vérité puisque tu n’as participé à aucune action dans ce sens.’’ J’ai cru un moment qu’il plaisantait, mais l’avenir me montra qu’il était sérieux. En effet, au moment où nous avons été affectés Abi Ayad Abdelkrim, Benachenhou Mansour et moi-même dans des sections différentes, notre ami s’est arrangé pour rejoindre le Maroc, au prétexte qu’il avait effectué des études supérieures à l’étranger. A l’indépendance, il était titulaire de diplômes qui exigeaient 12 ans d’études supérieures ! Ce dernier a toujours occupé les plus hauts postes de responsabilité de l’Etat. Il a été nommé plusieurs fois ministre, il est actuellement (au moment de la parution du livre, ndlr) sénateur du tiers présidentiel.

Ce sont ces bonhommes qui étaient planqués à l’étranger qui ont réussi à se frayer un chemin dans les sphères de la République parce qu’ils ont tissé des liens solides avec des planqués comme eux pendant que les vrais combattants affrontaient la troisième puissance militaire du monde, laissant mourir sur leur chemin, dans les champs de bataille, les meilleurs d’entre eux.»

(*) Récit publié tel quel, extrait du livre Liberté, j’écris ton sang de Mohamed-Seghir Benachenhou, paru aux éditions El-Maarifa en 2015, pp. 45-46.
Par Karim.B

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