#cybersécurité #spyware #LinkedIn
Une enquête menée par Fairlinked e.V., une organisation représentant les utilisateurs professionnels de LinkedIn, affirme que la plateforme aurait collecté discrètement des données sensibles, potentiellement sur près de 405 millions d’utilisateurs.
Selon ce rapport, le site de LinkedIn intégrerait un code capable d’analyser les navigateurs afin d’identifier les logiciels installés, notamment les extensions.
🟥 Ce que révèle l’enquête :
- Le code examinerait des milliers d’extensions spécifiques via leurs identifiants uniques, compilerait les résultats, chiffrerait les données, puis les transmettrait aux serveurs de LinkedIn. Le rapport indique également que ces informations pourraient être partagées avec des entreprises tierces, dont HUMAN Security.
- L’analyse porterait sur plus de 6 000 extensions de navigateur, ce qui pourrait concerner jusqu’à 405 millions d’utilisateurs à travers le monde.
- Les données collectées, même à des fins techniques, pourraient permettre d’inférer des informations sensibles telles que les convictions religieuses, les opinions politiques, l’état de santé ou encore les activités liées à la recherche d’emploi.
- Le rapport souligne enfin des liens entre HUMAN Security et d’anciens membres d’unités de renseignement israéliennes.
👉 De son côté, LinkedIn rejette fermement ces accusations. L’entreprise affirme que ces mécanismes de détection sont utilisés exclusivement pour sécuriser la plateforme et lutter contre des pratiques abusives comme le scraping.
