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dimanche 29 avril 2018

En Iran, la révolution des femmes (Enfin Persépolis)

Une policière qui arrete une femme pour sa tenue.Deux semaines après avoir décidé d'éliminer toutes les coupes occidentales des catalogues de coiffure masculine de Téhéran,le tour est venu aux femmes qui montrent un peu leur cheveux

Chaque mercredi, contre "l'ordre moral" des femmes iraniennes se filment dans la rue en train d'ôter leur voile : plus de 30 d'entre elles ont été arrêtées ces derniers mois

Depuis fin décembre, des Iraniennes se prennent en photo, têtes nues, leur voile au bout d’un bâton brandit en l’air, en plein espace public, et postent la photo sur les réseaux sociaux. Elles entendent ainsi protester contre l’obligation de se couvrir dans l’espace public. 29 femmes ont été arrêtées par la police iranienne, à Téhéran. Ce mouvement a été lancé, alors qu’au même moment des manifestations contre la vie chère agitent le pays. Les deux mouvements sont distincts, sensiblement différents, mais concomitants.

La remise en cause de l’obligation de porter le voile a démarré le 27 décembre, à Téhéran. Une jeune femme, Vida Movahed, est photographiée, juchée sur une armoire électrique, son foulard blanc accroché au bout d’un bâton. La tête nue, visible de tous, sur une grande avenue de la capitale, elle est aussitôt arrêtée. Un hashtag apparaît alors sur les réseaux sociaux, lancé par des Iraniennes : #WhereIsShe, où est-elle ?. Elle a été libérée un mois plus tard. La contestation inédite est lancée, et depuis les photos se multiplient sur les réseaux sociaux.

Le port du voile est obligatoire, ainsi qu’un vêtement ample, plus ou moins long, pour les Iraniennes et les étrangères, et ce depuis la Révolution islamique de 1979. Alors malgré les risques qu’elles encourent, avec la police des mœurs, les femmes se photographient, têtes nues, dans l’espace publique.

Dans un square, sur une place publique, sur les trottoirs d’une avenue, elles défient les autorités. Des femmes jeunes, mais pas uniquement. Des vieilles dames participent aussi au mouvement. Certaines ont attaché à leur poignet un ruban vert rappelant la couleur de la révolution de 2009.

Et même des hommes, notamment des soldats qui se sont photographiés avec leurs calots brandis à bout de bâton.
"S'affranchir de l'étouffement de la société iranienne"

"Le mouvement se développe à Téhéran, mais aussi dans des villes connues pour leur conservatisme, explique Hasni Abidi, spécialiste du Moyen-Orient (invité du journal de 22h ce jeudi). Comme la ville de Masshad. Ce mouvement montre la vitalité de la société iranienne et surtout le rôle central de la femme. Ôter le voile, ce n'est pas s'extraire de la religion, mais c'est s'extraire des normes restrictives, s'affranchir de l'étouffement de la société. C'est donc un acte courageux, mais aussi rempli de symbole pour la société iranienne d'aujourd'hui."

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