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dimanche 16 avril 2017

Mémoires : La maladie a appris à patienter.

Auteur : Omar AZZOUG

              La qualité et la relation  entre  médecin et  malade influe  directement le résultat de la consultation ; le médecin et le malade  ont souvent du mal à s’entendre sur la nature du problème sans oser  regarder le  patient dans les yeux et lui donner le temps de décrire ses  symptômes sans l’interrompre. Le pauvre patient, sans compassion,  indulgence ou apitoiement, aspire tout bonnement à être considéré pour  le mal qui le ronge et qui le fait souffrir, le sourire en rade ; soit à  la santé publique, ou au privé où ça requiert  certes des trésors de  patience et une bourse bien garnie, hélas...!

         Se faire  opérer d’une simple hernie (comme si, retirer une épine),( ma propre  aventure à l’hôpital.... ) ;on vous laisse allongé sur une table  d’opération, délaissé par votre médecin  et ce pendant soixante minutes  sans être anesthésié ,harcelé de toutes parts par des apprenties  infirmières par des questions à vous donner le frisson « vous avez peur   ,vous êtes stressé ,etc.. ? » quant à vous imaginer à une greffe  interne, au point  de vous couper le souffle et de vous retrouver à 22  de tension , faillir rendre l’âme et considéré tel une poupée dégonflée ;  l’inconscience !  J’avais   dû mon salut  en fin de compte grâce à une  blouse blanche inconnue, à qui je dois mon souffle et ma vie, me dire «  Mr, on ne va pas vous opérer, vous êtes hypertendu, il faut aller  consulter un cardiologue »était-ce un messie ? ; Et pourtant, je ne l’ai  jamais été, et à ce jour ; mais quand même, j’avais été revoir le même  cardiologue auprès duquel j’avais eu un parfait diagnostic lors de ma  précédente consultation préopératoire ;après une  brève consultation et ,  osant demander un éclaircissement sur ma mésaventure et mon cas,  celui–ci me rétorqua froidement « ça vous revient à  mille deux cent  dinars » ; il faut hurler sa colère et son dépit tant qu’un reste de  vigueur persiste malgré le mal, et cesser de subir le rôle de cobayes  pour ces apprentis mécanos.

         Oui ! Jusqu’à quand ces  ophtalmos qui coûtent les yeux de la tête, ces urologues qui puisent  énormément dans nos bourses, ces cardios qui manquent simplement de  cœur, ces allergologues qui vous font éternuer avec des tarifs  urticants, et ces médecins généralistes devenus spécialistes en visites  expéditives pour éponger les files d’attente de leur cabinet.

          On comprend pourquoi ces charlatans spécialisés en « roqia » et «  rahmet rabbi », n’ont pas chômé  sans se fatiguer à étudier la médecine  ……..sans viser personne, chacun vivant comme il peut avec sa conscience.

         Souffrir  est insupportable ,c’est douloureux ,c’est détestable  ;c’est dépriment  quand on ne peut en rire ;souffrir  est révoltant  parce qu’on sait quand ça a commencé sans savoir quand ça va finir ; non  ,on ne souffre pas de n’importe quoi ,comme l’affirment certains  cerveaux ;on souffre quand on est mal ,quand on a mal et qu’un toubib  ,un vrai médecin qui croit au serment d’Hypocrate, nous prenne en charge  et nous prescrive un remède pour soulager le satané mal qui nous ronge .

          Si souffrir, c’est encore souffrir  d’avantage, autant arracher  ce mal à la racine, c’est plus facile à dire qu’à faire, mais pour le  plaisir d’en rire au nez de notre toubib, ça mérite vraiment le voyage.  

Ce n’est pas les médecins qui nous manquent, c’est la médecine. (Montesquieu)

 Le 11 mars 2017

par :Omar AZZOUG

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