Think-Tank pour vous 😁 Jeune Presse irresponsable, participative avec un regard décalé sur l'actu et l'histoire -depuis 2013🙈🙉🙊

résumé

lundi 5 octobre 2020

Weekbook N°01 : La peste - Albert Camus

 

Depuis un moment que j'écrivais des articles sur des personnages littéraires ou des anecdotes sur des auteurs ou des livres qui m'ont fasciné, sans prendre le temps de partager de long extrait pour vous donner envie de les lire. 

Là j'ai décidé de vous rédiger chaque semaine un article pour vous proposer un livre demon choix et de ma bibliothèque, afin de vous donner peut-être l'envie d'aller piocher dedans et le feuilleter et pourquoi pas le le lire jusqu'à la fin. J'ai nommé cette rubrique WEEKBOOK 💓.

En ces temps de crise sanitaire, je trouve que le livre de ce grand génie de la littérature française, est l'oeuvre idéale par laquelle commencer à se familiariser avec vos librairies, médiathéques et bibliothèques du coin .

"Le mal qui est dans le monde vient presque toujours de l'ignorance, et la bonne volonté peut faire autant de dégâts que la méchanceté si elle n'est pas éclairée."

Coup d'oeil: 

   Oran dans les années '40, de plus en plus de personnes meurent jour après jour mais de quoi ? Je crois qu'il est très difficile de lutter contre un fléau tant qu'on n'y a pas mis un nom dessus car on ignore contre quoi on se bat. le docteur Rieux, l'un des protagonistes de ce roman, se fera un point d'honneur à appeler les choses par leur nom. Nous font-elles moins peur alors ? Pas forcément mais on peut alors mettre toutes les chances de son côté afin de l'enrayer. le fléau qui fait rage ici se prénomme Peste. Aussi, Rieux, accompagné de ses amis de fortune, à savoir l'employé de mairie Grand, Cottard, Tarrou et le journaliste Rambert ainsi que de nombreuses autres personnes du corps médical ou volontaires vont-ils lutter de toutes leurs forces afin de vaincre la maladie. Après avoir pris des mesures radicales comme fermer les portes de la ville et empêcher tout envoi de courrier,ou du moins le réduire au strict minimum, tout comme pour les moyens de transport et l'utilisation de l'électricité, les habitants doivent apprendre à vivre en autarcie, coupés du monde. Aussi, en dépit des séparations déchirantes qui eurent lieu dans certaines familles ou entre deux amants, les habitants d'Oran vont voir naître en eux un sentiment nouveau : celui de l'entraide. C'est dans ces moments là que l'on se rend compte que les hommes sont tous égaux. Oui, tous égaux face à la mort et ils doivent donc se liguer contre une telle injustice lorsque celle-ci vient frapper les plus jeunes ou les plus faibles.

Roman que j'ai trouvé rempli d'humanisme et très émouvant. L'écriture de Camus, que je ne connaissais jusqu'alors qu'à travers des extraits, est parfois ambigüe puisque le lecteur qui lit sans concentration n'arrive pas toujours à cerner les sentiments propres de l'auteur mais elle est agréable à lire et poignante de vérité !

👀👍écouter un extrait sur cette video :💖😊


Extrait :

...Vous n'avez jamais vu fusiller un homme? Non, bien sûr, cela se fait généralement sur invitation et le public est choisi d'avance. Le résultat est que vous en êtes resté aux estampes et aux livres. Un bandeau, un poteau, et au loin quelques soldats. Eh bien, non! Savez-vous que le peloton des fusilleurs se place au contraire à un mètre cinquante du condamné? Savez-vous que si le condamné faisait deux pas en avant, il heurterait les fusils avec sa poitrine? Savez-vous qu'à cette courte distance, les fusilleurs concentrent leur tir sur la région du coeur et qu'à eux tous, avec leurs grosses balles, ils y font un trou où l'on pourrait mettre le poing? Non, vous ne le savez pas parce que ce sont là des détails dont on ne parle pas. Le sommeil des hommes est plus sacré que la vie pour les pestiférés. On ne doit pas empêcher les braves gens de dormir. Il y faudrait du mauvais goût, et le goût consiste à ne pas insister, tout le monde sait ça. Mais moi je n'ai pas bien dormi depuis ce temps là. Le mauvais goût m'est resté dans la bouche et je n'ai pas cessé d'insister, c'est-à-dire d'y penser...

👌Profitez avec l'application audible pour écouter ce livre gratuitement: 👇 

...Il savait ce que sa mère pensait et qu'elle l'aimait, en ce moment. Mais il savait aussi que ce n'est pas grand-chose que d'aimer un être ou du moins qu'un amour n'est jamais assez fort pour trouver sa propre expression. Ainsi, sa mère et lui s'aimeraient toujours dans le silence. Et elle mourrait à son tour - ou lui - sans que, pendant toute leur vie, ils pussent aller plus loin dans l'aveu de leur tendresse. [...] Mais lui, Rieux, qu'avait-il gagné d'avoir connu la peste et de s'en souvenir, d'avoir connu l'amitié et de s'en souvenir, de connaître la tendresse et de devoir un jour s'en souvenir. Tout ce que l'homme pouvait gagner au jeu de la peste et de la vie, c'était la connaissance et la mémoire...

🔔Soutenez-nous sur Tipeehttps://fr.tipeee.com/elmesmar 🤗🤗

Aucun commentaire:

Publier un commentaire

© Copyright EL-MESMAR 2013-2018 "Tous droits réservés" -Design: Aghiles AZZOUG-CREAGHI STUDIO. Fourni par Blogger.