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dimanche 3 mai 2020

Le grand chanteur kabyle, la légende, Idir n'est plus


Idir, de son vrai nom Hamid Cheriet, né en 1949 à Aït Lahcène, à 35 km de Tizi-Ouzou, capitale de la Grande-Kabylie, publie un nouveau chapitre d’une discographie clairsemée : si l’on excepte les CD réalisés avec une pléiade d’invités (Identités, la France des Couleurs), Neveo est son quatrième disque solo : soit moins d’un par décennie, puisqu’il a commencé à enregistrer en 1975.

Sur un support harmonique riche et aéré, servi par des moyens techniques hautement professionnels, les violons, la flûte et le banjo ferment la boucle mélodique soutenue par la douceur des chœurs féminins.

Artiste à la carrière fulgurante marquée par une irruption soudaine sur le devant de la scène, Idir, a connu le succès dans les années 1970 avec A Vava Inouva, une chanson vite devenue tube planétaire, diffusé dans pas moins de 77 pays et traduite dans une vingtaine de langues.

Malgré le mélange de culture et la variation artistique, le soin dans la réalisation est d’ailleurs une constante chez Idir «dans les années 70-80, ses 33-tours étaient enregistrés avec la crème de studios parisiens. «Quand je suis arrivé d’Algérie, témoigne le chanteur, sorti de mon couscous, je ne connaissais pas grand-chose. J’ai eu la chance de rencontrer Claude Dejacques, un grand directeur artistique de la vieille école.» La patte de ce producteur, disparu en 1998, lié à la carrière de Barbara et de bien d’autres, est présente dans les couleurs funky, psyché, voire disco, des chansons de cette époque, qui méritent redécouverte.»

Un sage parmi d'autres , il disait: «Je ne parle pas quand je n’ai rien à dire», cet homme calme et posé, qui s’exprime après réflexion, dans un français souvent orné des images poétiques propres à la langue amazigh. «J’ai eu la chance d’avoir une grand-mère et une mère poétesses, ajoute-t-il. On venait de loin pour les écouter. J’ai baigné dans l’atmosphère magique des veillées où l’on racontait des contes et des énigmes. Dans une société de culture orale, la valeur du mot est immense. La capacité à ciseler les mots, à inventer des images, est aujourd’hui encore très prisée chez nous.»

Un grand homme a disparu laissant un grand héritage culturelle, des techniques musicales prodigieuses, un savoir faire que nul d'autre a su faire exposer mieux que lui, une maitre de la chanson , qui rejoint ses ami Cherif Khedam, El hadj EL ANKA, Sliman Azzem, ... et tous ses amis de la vieille belle école.
Repose en paix Idir. Tebka 3la Khir 😪
On vous laisse avec un de ses premiers albums :

 L'hommage Pour IDIR ⎟Zedek Mouloud ⎟Di Lmut-ik
Le petit hommage avec cette illustration (Aghiles AZZOUG) :


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