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CortĂšge FunĂšbre (premiere partie)

La RĂ©daction
-Tableau de Van Gogh-
    Le meurtre de ces dames lĂ , ces sorciĂšres des petitesses affolĂ©es, Ă©tait l'Ă©cho foudroyant d'une cannonade assaillante pour les gens de notre Mondeville...
Les peuplades rĂ©unies un jour de marchĂ©, sur les corps tous lavĂ©s des crasses adroites des femmes aux soupirs machiavĂ©liques, aux regards enchantĂ©s des possibilitĂ©s manipulatrices, Ă©teints Ă  jamais, l'Ă©ternel si bien maillĂ©, dentelĂ©, tout ramassĂ©, semble s'Ă©vanouir dans cette rĂ©vĂ©lation d'une rĂ©alitĂ© malicieuse, de tant de manƓuvres coulĂ©es sous les facettes toutes bienveillance, charitĂ©, Ă  plat les petites actes qu'ils disent les braves orateurs des Ă©chos de vĂ©ritĂ©, rĂ©clamation des droits que confĂšre la rĂ©solution justiciĂšre de la morale, mangez pauvres ! Exclamez vous des crottes que mijotent ces gens-lĂ  ! Qu'ils disent les audacieux parmis nos lĂąchetĂ©s toutes boiseries, pantins des bourgeoisies de ceux qui survolent les tragĂ©dies basses, ceux-lĂ , rendent l'Ăąme au milieu d'une prospĂ©ritĂ© gĂ©nĂ©alogique toute bĂ©atitude !! Toute formalitĂ©s des amours en perpĂ©tuitĂ© financiĂšre, les crĂ©anciers, les tourbillons de nos Ăąmes...O essence humain, n'es tu pas scellĂ© dans cette orbite ! À subir la gravitĂ© aristocratique tel un corps rongĂ© de gravitons...

Le rendement de la vitalitĂ© chronologique, au milieu du flottement des corps en Ă©rection, des silhouettes meurtries de bravades toutes veineuses du gouffre des Ăąmes aux quotidiens boueux de salive des rois, les mignons enjoliveurs des Ă©phĂ©mĂ©rides revĂȘtements, les pavĂ©s tout bonnement garantis de bras aux savattes pour toute plaisance perverse aux heures de travail, la redingote toute rosĂ©e des ardeurs en commotion, ensanglantĂ©s les chiffons, qu'ils reviennent se projeter Ă  la condensation des misĂšres humaines, au taudis des misĂ©reux, hantises des caves du monde Ă  la noirceur lumiĂšre des masures... Le froid qui saccage nos bĂąillements, qui nous determine Ă  la couvaison physiologique, Ă©tait imprĂ©gnĂ© de vif dynamisme ce jour-lĂ , instants de l'infini qui se propage au-dessus des hommes animant l'Ă©ternel cru, le revĂȘtement des astres Ă©tait plein de graisse mortuaire des effrois...O fins des hommes surfaciques, animaux des matĂ©riaux, l'Ă©clat de la rĂ©verbĂ©ration de la frayeur de la destinĂ©e Ă©tait visible depuis le Mont saint-picpus, les voyants alimentaient les raccourcis du destin chimĂ©rique, occasion pour milles et une fourberie mythologique, les hommes se trouvaient droits, dĂ©licats, assiĂ©gĂ©s dans leurs Ă©chappements Ă©voquant la finitude, le tragique, suivant le cortĂšge de la fin d'une sĂ©quence crĂ©pusculaire du bas social, de l'enchantement de la niaiserie des bĂȘtes assoiffĂ©es des dĂ©sirs antiques, le regard qui se dresse au devant de la tragĂ©die humaine, qui ne cesse de renoncer Ă  l'acceptation, au consentement renonçant Ă  la marge de choix dans une vie...

Le village est en calotte, du vrai, existant, furtif, habitué des causeries nocturnes entre les gens des sombre terreaux des cavités humaines, et les annonciateurs du bien commun, de la charité toute contournée de vices, de malheurs, de flamboiement des aversions et des ébauches sociales, ceux-là supportent les corps, les conduisent aux demeures des finissants toutes piété, volupté, aux circonscriptions capables d'accueillir un dernier élan d'embrasement imprégné d'etroitesse vilainie, sordide la réflexion de l'envolée de l'immondice clémente, comblée, et toute affamée d'un fruit de l'immortel prolongement du crapuleux toutes combines, jointes sur la couche aimable de l'extinction...
Indélébiles les crapuleuses gestuelles perpétuelles ! toutes immondices, de ces dames là... Dans cet élan qui feigne de la bienveillance, on apercevait ici et là, devançant la hantise du vilain, des fureurs humaines qui jaillissaient, le flamboiement des bravades qu'ils disent les éloquents orateurs aux optimismes illusoires, toute cette candeur enveloppée de noirceur misérable, bohémienne la facette véritable !...
Un regard sur la pleine qui fait face au cimetiĂšre, lĂ  on voyait s'Ă©lever par une prunelle intuitive des hantises spectrales toutes ombrageuses des herbes sauvageonnes... En chemin... l'ivresse de la mixitĂ©, entre cette illuminĂ©e nature des Ăąmes, et cette bestialitĂ© toute machiavĂ©lisme, rongeur de l'ĂȘtre, et naissance, ou bien renouveau de la bestiole qu'ils disent les misĂ©reux, les randonneurs des Ăąmes toutes fraĂźcheur de l'existence nonchalante, astre des dessous humains, o malice des plus malpropres, quelle est donc la consistance de ta densitĂ© qui ne cesse de bouffer les essences humains..! On Ă©tait dans cette embuscade des rongeurs malhonnĂȘtes, culbutant l'Ă©tendue des bienveillances au second plan...
.quelle vilainie que de faire grĂące aux funĂ©railles de ces dames lĂ  ! qu'elles disent les bonnes vieilles femmes perpĂ©tuant les charitables mƓurs du village, les guerriĂšres du juste aimant qu'on les appelle, avec leurs fils Ă  coudre et leurs aiguilles, leurs mocassins amĂ©rindiens, leurs cotillons, et leurs rĂ©cits de genĂšse, animant une morale bien trop entendue, mais entre l'exĂ©cution des commandements du livre sacrĂ©, et leurs interprĂ©tations au profit des tendances instinctives, l'Ă©tendue du profanement est bien gouffre ! Les commerçants avaient ouvert, jour de marchĂ© oblige, les peuplades des environs viennent toutes sustenter leurs besoins ce jour lĂ  de la semaine...sans prĂȘter attention Ă  l'embauche des gens du village, nĂ©anmoins, ils Ă©taient tous droits devant leurs vitrines, scrutant le cortĂšge allant au cimetiĂšre, assaillits par tant de misĂšre Ă  l'apparence clĂ©mente, aux cris dĂ©sinvoltes peut-ĂȘtre, o noirceur du mal, quelle est donc la tendance des tes tournures faciales...

Un homme qui s'en va porter la sombre finitude biologique des viles existences, s'empoigne de vaillance tragique, de mépris de l'exigence des dits sages disant : laissez les mouches, et les vers bouffer ces canailles ! Faisant ce qui est juste, ce qui est conforme à la tolérance des aïeuls...

par SIDALI

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4 commentaires

  1. merci vraiment ...j'attends impatiemment la suite
  2. un trÚs beau français...
  3. beaucoup de morceau... du mal Ă  suivre.mais parfaitement Ă©crit
  4. merci pour cette superbe poesie
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